12 août 2006

Le ventre plein ...

... ou comment se venger des changeurs de plans à la dernière minute.

Il fesait beau cette semaine. Un soleil doux, une chaleur presque printanière, un air de retour à la vie pour les plantes du jardin après le dur temps de la canicule suivi du déluge sans souffler entre les deux.
Idéal pour organiser un BBQ de voisins, c'est à dire nous deux et nos proprios, plus l'un de leur fils en vacances de Bordeaux.

La dernière fois ils ont tout fait, de l'entrés au dessert, à peu près 14 plats différents et tous excellent. Cette fois-ci, pour éviter d'avoir à apporter un cadeau à l'hôtesse dans notre propre jardin, on a décidé de partager; nous nous occupons de la soupe et du dessert (gaspachio pour l'un, gâteau velour de ma maman et tarte aux fruits de moi pour l'autre), ils s'occupent de la grillade.

Cet après-midi Ce matin au réveil, il pleuvait. Pas grave, a pensé la québecoise en moi, faire un BBQ sous la pluie c'est toujours moins pire que faire un BBQ dans la porte du garage à -20°C.
Pour la forme, on va juste changer le gaspacho froid pour une crème de légume chaude, c'est meilleur - la soupe devrait toujours être servi à une température opposée à la température extérieure.

Sitôt dis, sitôt partis pour l'épicerie(45 minutes plus tard, ça sonne moins bien). Joie dans mon coeur pour trouver de l'essence de vanille (je ne vous dis pas que j'en avais déjà à la maison, j'ai cherché trop longtemps pour avouer ça même sous la torture), une alternative à la graisse végétale (j'ai pas osé la graisse animale pour mettre dans un gâteau, pourtant ça c'est facile à trouver ici!) et deviner de quel sucre j'ai besoin devant les 5 appellations différentes.

Mais bon, c'est pas grave, j'aime ça cuisiner.

Les mains dans le gâteau d'abord, alors que je me souveins toujours une seconde trop tard que ce n'est pas comme ça que ça se fait, que le colorant rouge ça tache, que c'est le lait dans le vinaigre et non le vinaigre dans le lait, que le cacao se travaille mieux tamisé. C'est l'occasion d'avoir de meiveilleux échanges verbaux du genre "tu mets du vinaigre dans ton gâteau?" (oui chéri) "il a l'air bizarre ton gâteau, rose de même" (c'est normal chéri) "tu mets de la farine dans ton crémage?" (oui chéri) "ah, c'est une genre de sauce donc" (non chéri, c'est du crémage) et "chéri, c'est combien de grammes de margarine 1/2 tasse, si on sait qu'une tasse équivaut à 8 oz. et que 8 oz équivaut à 1/4 lb?" (euh...)

Quand même, le gâteau est au four, les légumes sont prêts à passer au mélangeur, la base du crémage refroidit tranquillement sur une débarbouillette mouillée dans un courant d'air, le fond de tarte est au frigo ... et mon proprio est à la porte pour me dire que vu la température, on reporte à demain. O_o

Bilan de la journée:
On a mangé la crème.
On a aussi réalisé que le calcul de la quantité de margarine a été faussé, il y en a trop dans le gâteau. On risque de manger le gâteau, juste pour tester qu'il est bon quand même.
Vu la vitesse à laquelle je pige habituellement dans le plat de crémage, je doute fort qu'il en reste demain, peu importe l'état du gâteau.
Il reste (au moins) le fond de tarte pour demain.

Et on a tous les deux le ventre plein!

1 commentaire:

Anonyme a dit...

Hahahahaha!