13 juin 2007

Prénom

La Matoue intellexuelle (désolée, je sais qu'elle n'utilise plus le pseudo mais je l'aime ce pseudo-là moi!) m'a encore lancée sur la piste de réflexions innocentes en soit mais bourrées d'introspection. J'avais commencé par lui écrire un commentaire, mais devant la longueur du roman j'en fais un post.

Des histoires de prénoms chez nous, il y en a plein. Plutôt que de nous raconter comment ils s'étaient rencontrés ou comment ils avaient vécu leur enfance, mes parents racontaient des histoires de prénoms.

Mon oncle au prénom on ne peut plus original (!) porte ce nom au lieu de son nom de baptême parce que c'est sa marraine qui l'a fait baptisé (maman malade et papa retenu aux foins) et d'un prénom que mon grand-père n'aimait pas. Ce prénom mal-aimé est aujourd'hui celui de son arrière-petit-fils, qui a acheté la paix en donnant enfin à mon grand-papa le nom adoré de "pépère" dont il rêvait depuis toute une génération.

Ma mère, elle, avait toujours détesté son prénom avant d'apprendre que c'était aussi le deuxième prénom de sa maman. Réconciliation instantanée!

Au baptême de l'ainé, mes parents ont été pris de court puisqu'aucun deuxième prénom n'avait été planifié, mais le prêtre insistait. Ils ont dû trouver rapidement et ont fini par lui donner tout les prénoms de mon père, qui en avait déjà trois.

Mes parents ayant cru qu'il serait de bon ton de demander à des enfants de 9 et 7 ans leur opinion sur le prénom de leur futur frère, ma soeur insista longtemps pour le nommer "Micha la Boule", du nom de l'ours des dessins animés. Ma mère opta pour Jean-Pierre, gagna de peine et de misère l'aprobation des autres, pour décider après la naissance qu'il n'avait pas la face d'un Jean-Pierre après tout!
Elle s'est souvenue bien plus tard que le prénom finalement choisi avait été envisagé par un oncle 10 ans plus tôt pour le sien de fils. À l'époque ma mère avait fait la grimace!

Quant-à-moi, mon prénom est une toune populaire de 1979, une princesse perse épouse d'un grand conquérant mais surtout, la précieuse de la plus belle histoire d'amour - et c'est de là qu'il a été choisi. Il signifie supposément "rocher du soleil levant" (j'ai un doute) ou "petite étoile".
Pour cette cinquième grossesse, il n'y avait que deux options de prénom selon si l'on demandait à ma mère ou mon père. Mon père a fini par avoir gain de cause auprès de ma mère en apprenant à mon frère - 2 ans à l'époque de la grossesse - à appeler la bedaine de maman du prénom qu'il avait choisi. Les voisines étaient scandalisées - qu'est-ce que mes parents feraient si jamais j'étais un garçon?? (pas d'échographie qui dévoile le sexe à l'époque) - mais le prénom était choisi, et l'épellation aussi! La fille-à-papa que j'étais a appris très jeune, à réclamer l'épellation particulière, avec-un-seul-"n"-merci, conformément aux désirs paternels.
Ce prénom n'était pas très populaire à l'époque (aujourd'hui oui) mais j'étais, et je le suis toujours, fière d'avoir une manière de l'écrire à moi toute-seule et que l'on a toujours justifié par ses origines anglo-saxones.

Avec tant d'histoire derrière, impossible donc de détester mon prénom. Je le défendais quand on l'écrivait mal (i.e. tout le temps!), je refusais qu'on le diminue de quelques syllabe (ça en fait un nom de chien!) mais je rêvais quand même de m'appeler autrement. Katleen avait ma préférence - je m'en sert aujourd'hui sur certains forums du Web.
Je n'ai jamais trop aimé qu'on me chante la chanson qui vient avec non plus et je me suis moi-même baptisée Anie quand je suis partie dans l'Ouest Canadien, question d'éviter les sérénades (je soutiens que c'est aussi un diminutif possible mais personne ne me croit).
En Hongrie, où le surnom est obligatoire mais pas obligatoirement plus court que le prénom d'origine, certains y changent le "e" final pour un "a", certains retournent à ce diminutif tant haït et moi j'essaie tant bien que mal de reprendre Anie, de un parce que le chien de la proprio porte mon nom donc mon diminutif, de deux parce que Kitty est incapable de prononcer le "R" comme il se doit*, de trois parce que ça fait parler le monde!
Dans ma vie professionnelle, j'ai intégré le prénom que ma maman aurait voulu me donner pour avoir la troisième initiale si utile aux publications. Si je savais par quel bout commencer, je le ferais rajouter à mes papiers officiel, parce que je le perçois comme le premier attachement de ma mère envers bébé-moi.

Au final, dans ma vie courante, mon prénom n'est que très rarement prononcé mais j'y tiens et je ne le changerais pas, à cause de l'histoire qui vient avec. S'il m'a défini, c'est par son épellation unique qui m'a appris le plaisir de se démarquer des autres - de là je garde l'envie de donner à mes futurs enfants des prénoms uniques, au grand dam de Kit qui au contraire déteste devoir toujours expliquer et épeller le sien (pourtant, Kit, c'est si complexe à comprendre?) et rêve de prénoms les plus simples possibles. Quand même, je ne dirais probablement pas non à satisfaire mon égo en prénommant ma première fille Madeleine - question de prolonger l'histoire de mon propre prénom.

Avez-vous deviné? Chut, c'est secret!

Et vous? Quelle relation entretenez-vous avec votre prénom ?

*côté prononciation impossible, Kitty est servi dans ma famille. Trois "R" en début de prénom, 2 "r" en milieu de prénom, et une "Guy" impossible à prononcer.

10 juin 2007

Nem beszelnek magyarul

Pour les besoins de la cause, les phrases prononcées dans un language inconnu des lecteurs de ce blog seront traduites à peu près et indiquées en orange.

En route pour la plage, monsieur le policier nous fait signe de nous ranger sur le bas-côté. Kitty obtempère presqu'avec le sourire (il fait vraiment, vraiment beau).
-"Blah blah blah blah blah blah blah", dit le policier.
-"Désolé, nous ne parlons pas hongrois", de répondre Kitty (la seule phrase qu'il connaît en hongrois - et encore puisque je viens juste de lui apprendre qu'il dit nous au lieu de je chaque fois)
Grand éclat de rire du policier.
-"Yeah, yeah, right. Personne ne parle hongrois en Hongrie quand la police les arrête. Blah blah blah blah blah!"
Kitty sort de la voiture à la recherche de ses papiers - à défaut de savoir ce qu'il veut vraiment, assumons au moins que la police demande toujours à voir le permis de conduire. Le policer lui fait des signes, pointant dans la direction d'où l'on vient et un signe qui ressemble à un U-turn.
-"Désolé, je ne comprends pas. Petit peu hongrois: je ne sais pas, je ne comprends pas, nous ne parlons pas hongrois.", le tout en présentant son permis de conduire anglais. Froncement de sourcil du policier qui n'arrive pas à en lire un seul mot.
-"Ah! Venant de Budapest, pas tourner à gauche", en pointant toujours d'où on arrive.
Sur ce, il lui redonne son permis de conduire et s'en va arrêter la voiture qui vient juste de tourner à gauche au même endroit que nous...

Il faisait vraiment beau aujourd'hui, peut-être que ça justifie travailler un dimanche à arrêter les gens qui tournent à gauche sur une ligne pointillée?

07 juin 2007

L'employé du guichet

Ce que j'aime le plus dans la vie dans mon ancien pays communiste qui regarde encore le petit papier classé comme étant la seule voie de salut, c'est l'aventure constante et répétitive que représente "être en règle avec l'état".

D'abord, logique, il faut un visa pour pouvoir rester ici plus de trois mois. Pas parce qu'ils ont peur que tu immigres en douce, pas parce qu'ils ont peur que tu passes par leur pays pour rejoindre l'Est*, juste parce que... en fait parce que le Canada demande un visa aux hongrois alors eux aussi, na!
Il faut en plus une carte de résidence, le plus innocent des morceau de carton avec mon adresse écrit dessus par ma propre main, qui se renouvelle en même temps que le visa et non pas quand je déménage...?
Il faut finalement un permis de travail, quelque chose qui dit que je suis belle, je suis bonne, je suis fine et je suis capable de faire la job pour laquelle on m'engage mieux que quelqu'un d'autre dans la région (yeah right!)

Évidement que le visa est conditionnel au permis et que le permis doit être renouvellé tous les ans, t'à-coup que. Donc, chaque année, c'est au moins trente jours pour refaire faire le permis et au moins trente jours pour faire rallonger le visa. Il faut donc s'y prendre deux mois d'avance pour rester en règle, mais le permis se sera renouvellé que pour un maximum de 12 mois - moins que ça pour le visa qui ne sera renouvellé que jusqu'à la fin du permis, qu'il faudra demander deux mois d'avance l'année suivante question de l'avoir à temps pour renouveller le visa.
Perdu? Moi aussi, et c'est pour ça que quand je me suis présentée au bureau de visa vendredi, croyant avoir jusqu'en août pour refaire mon visa, je suis tombée en bas de ma chaise d'apprendre que j'étais illégalement au pays depuis deux semaines!

Et c'est dans ces moments que l'employé du guichet se permet de vous raconter ses plus mauvaises blagues - "Madame, si jamais la police vous avait arrêtée pour un contrôle de routine (comme c'est effectivement fréquent en voiture) on vous aurait envoyé en prison", sourcil froncés et doigt pointé de circonstance.

? "Monsieur, vous saurez que chaque fois que la police regarde mon visa, elle ne sait pas à quoi ça sert et se dépêche de me le rendre en regardant ailleurs." ou "Monsieur, la police ne s'est pas encore rendue compte que je fonctionne encore sur mon permis de conduire québecois alors je ne m'inquiète pas trop pour mon visa". Le tout dans ma tête évidement, pas assez folle pour oser contredire l'employé du guichet!

Là où ça se corse, c'est quand l'employé du guichet s'en va avec votre passeport en vous disant qu'il doit voir son patron, parce que techniquement ce qu'il devrait faire à ce moment-ci c'est de vous renvoyer au Canada le temps que vous refassiez vos papiers en règle. Même pas possible de vous sauver en courant pour échaper à la déportation, ils ont votre carte de résidence, ils savent où vous habitez!!

À dix heures on vous relâche, avec comme mission de remplir votre dossier de demande de rallongement de visa, de retrouver votre permis de travail valide et d'en faire une copie et de trouver quelqu'un pour vous écrire en Hongrois une lettre d'excuses à genoux pour avoir osé vous tromper dans les dates butoir - lettre adressée aux autoritées compétentes et assortie de timbres d'une valeur de 2200Ft (oui parce que si les autorités font confiance à l'employé du guichet pour être responsable de votre expulsion du pays, il n'est quand même pas qualifié pour manipuler l'argent de vos frais de retard. Il faut aller au bureau de poste acheter des timbres spéciaux, question que l'employé du guichet n'ai aucun intérêt à les mettre dans ses poches). Le tout, avant midi parce que, hein, le bureau ferme à 12h30 et il ne faudrait pas qu'ils finissent en retard. Sinon, ben on envoi un avis d'expulsion et je suis mieux d'aller me terrer six pieds sous terre quelque part au fond d'un bois parce que si on me trouve j'aurai même pas le temps de dire aurevoir que je vais déjà être menottes aux poings direction aéroport.

À 11h15, vous revenez papiers remplis, copie trouvée, lettre signée. Vous demandez à l'employé du corridor si vous aurez besoin de votre photo aujourd'hui où si cela peut attendre - après tout il vous reste 45 minutes pour courir le centre-ville à la recherche d'une machine à photo si jamais ça existe encore. Non, non, on vous assure que ça peut attendre lundi.

Assis. Reste. Attends. Passe chez l'autre employé du guichet (sinon c'est trop simple). Explique. Regarde les gros yeux qu'on te fais et l'air compatissant devant ta déportation imminante. C'est que, vois-tu, la lettre que tu es incapable de lire parce qu'écrite en Hongrois, elle fait bien des excuses à genoux becqué-bobo d'être en retard, mais elle ne dit pas pourquoi tu es en retard. Hooon!
En attendant de savoir quoi faire avec ça, on va étudier votre dossier. Avez-vous votre photo?

Finalement, ça peut attendre à lundi pour obtenir la lettre d'excuses incluant le pourquoi du comment. Faut croire que ce n'était pas si urgent que ça de me déporter.

Et puis, l'employée du guichet m'a quand même transmis la bonne nouvelle que puisque je n'ai pas changé d'adresse cette année, ils n'auraient pas besoin de ma copie de bail + attestation que la compagnie de ma propriétaire paye ses taxes + son contrat de mariage + le document, datant de moins de trois mois, attestant que son mari est propriétaire de la maison + le certificat de naissance de son mari avec le nom de fille de sa mère écrit dessus. C'est pas génial ça!!

Qui parie qu'on me déporte dans moins de trois semaines pour avoir fourni un dossier incomplèt?

05 juin 2007

C'est un garçon!

Il est arrivé ce soir vers 16h, sentant la merde mouillée mais pas le vomi - heureusement pour l'auto ET pour mes petons qui le tenaient en place pendant le voyage. Déjà il marche à quatres pattes et nous adore assez pour nous suivre à la trace. À l'heure ou j'écris ceci, il est d'ailleurs assis tout contre la porte patio sous la pluie batante au lieu d'être dans sa niche, dans l'espoir de réussir à nous apercevoir à travers les rideaux. Quel amour!



Il ne parle toujours pas (espérons que ça reste comme ça), a quelques difficultés techniques avec les escaliers,

en a un peu moins avec le principe du harnais mais ça n'empêche pas que les papattes peu habituées chauffent vite sur les chemins de gravier. Va falloir se faire de la corne mon garçon!

Il est glouton comme trois, sauf quand ça sent meilleur que ça goûte en quels cas il faut s'y reprendre à plusieurs fois.















Et Roxy? Mais Roxy est pareil à elle-même, un amour de gentillesse dès qu'il s'agit de partager son jardin (comment ça, ça ne se voit pas??)
Il ne faut pas s'en faire, à coup de bonne dose de faux-bacon, ils deviendront bien copains!

Talent à tuer...

Kitty m'a ramené une surprise d'Angleterre.

Pour se faire pardonner le fait qu'il ait accepté de rapatrier la moto de son frèrot à partir d'Angleterre jusqu'en Hongrie (destination finale: Bulgarie) et que je ne puisse pas l'accompagner parce que:

a) mes grosses fesse sur le siège passager vont user le pneu arrière quelque chose de rare;
b) mes toutes petites fesses sont bien trop délicates pour supporter le voyage sur le mini-siège de la si belle moto;
c) chéri de moi tient beaucoup trop à mon bien-être et à ma sécurité pour risquer qu'il m'arrive quelque chose;
d) chéri de moi a beaucoup trop envie de faire des niaiseries sur ses 1 000 miles d'autoroute pour accepter d'avoir 1- une passagère qui limiterais ses mouvements, 2- un témoin à ses folies qui ne sont plus de son âge.

Pour se faire pardonner donc, Kitty a aussi raporté un vestige de son passé à cheveux long dans un nuage de fumée, j'ai nommé la guitare électro-acoustique de laquelle je me suis immédiatement emparée en exigeant qu'on m'enseigne comment y jouer du Mozart.

Je sais maintenant faire gricher les cordes en A mineur, C, D, E et même F - en autant qu'on me donne cinq minutes pour me placer les doigts entre chacune.
Les portes du pénitencier bientôt vont se refermer Je chââânte comme une casssserolle, et je joue de la guitar!
Et quand mes petits doigts sont trop meurtris, j'ai quand même droit à Led Zeppelin, AC/DC, Pink Floyd et compagnie en concert intime...

29 mai 2007

Talent-tué

Non mais, ce n'est pas comme si je n'avais jamais su cuisiner hein.

Étant donné mon aversion pour la tâche ingrate appelée "faire la vaisselle", j'ai dû, dès les premiers mois hors de la cuisine maternelle, développer un avantage indéniable qui me permettrait de passer un accord avec mes co-locs. Je m'occupe de ce qui ce mange, une autre que mois s'occupe de se qui se nettoie.

Sauf que la cuisine, ce n'et pas comme le vélo. Ça s'oublie quand on laisse chéri cuisiner pour nous pendant 23 mois bientôt.

On oublie que la bouilloire en métal devient plus chaude que l'eau qui bout, et donc que de verser immédiatement l'eau fait faire de gros bouillons qui splashent partout, à plus forte raison si on essaie de verser l'eau dans une toute petite tasse à mesurer.
On oublie aussi que les petites tasses à mesurer en plastique ne résistent pas au choc thermique, cassent et déversent l'eau bouillante en priorité sur la main qui les retient.
On oublie aussi que la main ébouillantée devient ultra-sensible à la chaleur et n'apprécie pas par exemple d'être promenée au dessus des ronds de poëles allumés ou d'être plongée dans l'eau de vaisselle pour la petite demi-heure que ça prends à nettoyer la préparation du lunch pour demain quand Kitty n'est pas là ni pour faire l'un ni pour faire l'autre.

On n'oubliera pas pour les jours qui viennent que ça fait mal avoir trois doigts ébouillantés.

Accessoirement, on avait d'abord oublié que si on ne fait pas le lunch la veille au soir il faut se lever de bonne heure le matin pour avoir quelque chose à bouffer le midi, qu'on a encore jamais réussi à rendre le riz basmati transparent en le faisant revenir dans l'huile et que cuisiner ça donne faim même si on a soupé au restant de lunch trois heures avant.

D'ici la fin de la semaine, je devrait me souvenir comment faire un sandwich aux tomates sans dégât majeur (à non, c'est vrai, y'a plus de pain!)

24 mai 2007

Kitty se fait un nouvel ami

Dans la série conte pour tous numéro 374


Kit était de corvée l'autre jour lorsqu'il rencontra Max.

Max était bien décidé à se faire connaître de Kit, il fit beaucoup de bruit et bouscula la foule pour arriver jusqu'à lui.

Max and Kitty ont placotté quelques instants et bientôt Max essayait de convaincre Kitty que c'était de la plus haute importance de l'inviter à la maison et de le présenter à tous ses amis.

Kitty a réfléchi 0.62 secondes, avant de proposer à Max un compromis,

"Tu te fais couper les testi*cules, et je t'emmène à la maison!"

Max sourit bien grand, langue pendante et queue branlante*. Pas certaine qu'il avait vraiment compris de quoi il en retournait, mais ça ne pouvait pas être si pire que ça, oui?




Et donc, sans savoir ce que l'on fera l'année prochaine, sans savoir comment Roxy réagira à un énervé de plus dans son jardin, et sans savoir comment parler au véto, on aura début juin un toutou d'un an
- qui n'a jamais vu de gazon;
- qui n'a jamais porté de laisse;
- qui n'a jamais eu à descendre ou monter un escalier;
- qui n'a jamais vu que des chiens de la même grosseur que lui (ce qui est nettement plus petit qu'un berger allemand);
- qui ne connaît pas les voitures, les chats, les arbres, les poteaux de téléphone, ni les promenades.

Quelqu'un connaît quelqu'un qui fait les prescriptions de tranquilisant?

*Ah ouais, avec un post comme ça je vais en avoir de jolies gou*gle requests moi!!

21 mai 2007

10 Ans Déjà!

J'ai bien failli ne jamais recevoir le mail, perdu dans le dédale des vieilles adresses mails dont on ne se sert plus. Heureusement, quand y'en plus y'en a encore et j'ai fait le ménage dans mes 150 spams en retard pour mieux apprendre que je suis une vieille peau.

Ça fait dix ans cette année que je suis sortie de l'enfer sur terre du secondaire* et le sacro-saint party retrouvailles numéro un aura lieu à un moment donné cet été. Pire encore, c'est l'énergumène qui chantait des histoire de baleine aux remplaçante qui s'occupe du party - ça va être laid.

C'est votre salut, amis-de-moi qui s'ennuyaient, je n'avais pas l'intention de prendre des vacances au Québec cet été (les sous sont serrés) mais j'ai certainement envie de changer d'idée en ce moment...

Pour les curieux qui veulent se taper toutes les fiches en ligne juste pour découvrir mon minoi à 16 et 26 ans voir à quel point je vieilli en beauté, en maturité et en plénitude ou si jamais un visiteur anonyme passant sur ce blog se rapelle qu'il était finissant de l'école secondaire Albert-Carrier en 1997, on se rejoint avant le party ici:
http://esac9697.no-ip.org/ESAC/index.php
(pour ceux qui ne savent point compter, à moins d'avoir sauté ou doublé un année les finissants de '97 auront ou ont eu 27 ans entre le 1 Octobre 2006 et le 30 Septembre 2007)

Pour Carja, j'ai la douleur de t'apprendre que Ludo est l'heureux papa d'une petite fille de 6 mois, t'as manqué ta shot!

Pour Jean-Philippe, Pascale et pour Joey, je ne m'explique pas bien mon ignorance de ce qui vous est arrivé, je ne m'explique pas bien ce qui vous est arrivé point. Si quelque chose me pousse à aller enterrer la hache de guerre juvénile, c'est bien votre absence et la réalisation que trop tard est un état auquel on ne peut plus rien.


*Le systéme scolaire obligatoire québecois comporte une année de maternelle, six années d'école primaire et cinq années d'école secondaires (appelées respectivement maternelle, 1ére à 6ème année et secondaire I à V - je n'ai donc jamais su ce que CM1 ou grande section pouvaient bien vouloir dire). On est donc au secondaire entre 12 et 17 ans, avec 2 000 autres boutonneux de 12 à 17 ans qui cherchent à se convaincre que leur boutons leur vont mieux à eux qu'aux autres... joie, bonheur et sérénité!

Où maman a raison.

Budapest un midi,
En sortant du métro

Maman GrandPetons est encore toute jeune. La preuve, elle sautille comme une enfant chaque fois qu'elle doit monter ou descendre d'un escalier roulant.

Sans exception, nous venons encore d'assister à une entrée "saut de chat" réussie sur l'escalier roulant sortant du métro.

Moi: -"Maman, aurais-tu peur des escalier roulant par hasard?"
Elle, penaude: -"Bah, moui, un peu..."
Moi: "Et tu as peur de quoi exactement?"
Elle: "Ben de me faire manger les orteils s't'affaire!"
Moi, hilare: "Ben voyons donc, ça arrive pa-AH!"

Effectivement, ça n'arrive pas que les orteils se fassent manger par les escaliers roulants. Les talons des sandales que l'on adore et qu'il ne faut pas briser parce que ce sont les seules avec un truc entre les orteils que l'on peut porter sans se faire mal oui par contre!!

Et puis, c'est qu'on a l'air intelligent tout plein le pied coincé dans le haut de l'escalier parce que la sandale est restée prise... décidément, je vais devoir pratiquer mon saut de chat...

19 mai 2007

En image

Enfin, les photos du voyage sont rendues sur Flickr - avec même de vrais morceaux de parents GrandsPetons dedans!

17 mai 2007

Sur la route de Hongrie

Évidement que lundi matin, nous sommes partis en retard malgré le réveil matinal (faut suivre même si c'est en désordre!).
Sur la route (toute la sainte journée, je n'ai pas vu le doute en toi s'imisser, lalala...) depuis à peine 20 minutes que je stoppe pile poil derrière un amoncellement de camion et de voiture qui, d'après l'air des conducteurs, sont déjà là depuis un bail. À vue de nez, ça va être long sortir d'ici.

Quatre minutes (quelle patience!) sans bouger d'un centimètre sinon que pour reculer, j'envois promener ma mère question de savoir ce qui se passe devant.
En attendant, rapide regard sur la carte routière qui confirme ce que je pensais - la seule route alternative implique de refaire le 20 minutes parcouru en sens inverse et se compose exclusivement de chemins de campagne - aussi bien dire adieu à Vienne, on y arrivera pas avant demain! Si je suis inquiète? Mmmnnnnnn

Le sauveur conduit une Tribant et arrive de ce que j'avais pris pour une entrée de cour à ma gauche. Il me fait signe de baisser ma fenêtre et entreprant de me raconter un roman en chinois hongrois en gesticulant de grands cercles au dessus de sa tête. Soit il y a un hélicoptère qui s'en vient à notre rescousse, soit il m'indique un chemin qui passe à côté. Je fais un mouimoui affirmatif et marmonne un merci avec un grand sourire.

Il refait le même numéro à la voiture devant qui semble y comprendre un peu plus puisqu'elle vire de bord immédiatement pour disparaître dans l'entrée de cour. J'ai beau me tordre le coup pour essayer de voir par où elle passe, je ne vois que les herbes qui verdoient et le chemin qui disparaît. Anne ma soeur Anne, ne vois-tu rien venir? Mais Anne ne voit rien venir, surtout pas ma mère qui est toujours en exploration routière, nous empêchant donc de suivre la voiture.

Sitôt ma maman revenue, elle nous explique que les taouins de la voirie a enlevé les rails du chemin de fer et procède toujours au remplissage du trou laissé avec du gravier tout frais. En bref, si on reste là, on en a pour des heures. Aussi bien chercher salvation par les plus petites portes, nous disparûmes à notre tour tâtonner du fond de cul-de-sac et du chemin qui mène nulle part, du tarmac défoncé et du tunel sous-ferroviaire étroit comme un... hum.
Victoire, en cinq minutes à peine nous sommes tirés d'affaire! Et pourquoi donc, demandez-vous, le chemin n'était pas indiqué comme détour potentiel?
Mais c'est la chance égale ici, les camions de livraisons sont trop gros pour le tunnel et trop lourds pour le tarmac défoncé, si eux ne peuvent pas y passer personne ne devrait pouvoir hein!

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Une grosse heure plus tard,
2 km avant les douanes Hongro-Austrienne*

La voie d'accotement de l'autoroute est occupée par une jolie file indienne de camions de livraisons depuis déjà un bon kilomètre et demi. À vue d'oeil, les camionneurs sont là depuis trop longtemps - cabines vides de conducteur, ombre de 23h sur les rares visages. La filée existait déjà dix jours plutôt lorsque Kitty et moi sommes partis pour Paris. Les mêmes camions? Ça expliquerait l'illuminé qui en a eu assez que les voitures passent à côté et qui est tombé en panne bloquant les deux voies, obligeant la police à venir frayer un chemin entre les camions stationnés sur l'accotement...
Chances égales quoi!

*Je signale que ces douanes sont vouées à disparaître à la fin de la présente année et que je n'ai aucune idée pourquoi tout les camions y sont maintenant méthodiquement fouillés.

16 mai 2007

Le mot de la fin (avant le reste)

Message de maman Grand-Petons en date du 14 Mai

Je te raconte nos aventures a notre retour.
Notre porte d'embarquement était le 21 tu te souviens? Alors après ton départ nous sommes traversés du côté des départs nous avons trouvés la porte 21 et nous attendons l'heure prévu. Mais il ne se passe rien. Rien ne bouge a l'heure prévu pour le début d'embarquement, plus l'heure avance plus nous sommes surprisde constater que rien ne bouge. Vers 9h30 (NDLR. leur avion devait partir a 9h40!!) nous entendons un message et les seuls mots que nous comprenons c'est PARIS et un chiffre en anglais. La deuxième fois que nous l'entendons ton pere décide d'aller voir dans la section où il y avait des embarquements pour avoir des informations. A sa grande surprise c'était nous qu'il demandait pour embarquement immédiat a la porte 26. Une seule personne est montée abord après nous.(Que le petit Jesus est bon, il veille sur nous même si on ne comprend pas la langue).

A Paris nous n'avons pas eu besoin de marcher d'un bout a l'autre de l'aéroport nous avions le service d'une navette, mais c'était très juste dans le temps. Nous espérions de tout coeur que nos bagages seraient dans le même avion que nous parce que nous avions oublier de prendre les clées de la voiture avant d'enregistrer les bagages (NDLR.!!!). Mais encore une fois le petit Jesus veillait sur nous et tout s'est bien passé. En revenant j'ai récupérer la journée que je m'étais fait voler en début de voyage. J'ai vécu la plus longue journée de ma vie a 11h le soir il faisait encore clair et je ne m'endormait même pas (je n'avait pas changé l'heure sur ma montre).

Message de la redaction:
1- Il n'y a eu aucune tentative de corriger les erreurs de frappe, parce que pas le temps! Vous êtes priés de croire que ma maman est très meilleure en ortographe sur le papier.
2- Mon service d'informatique personnel a installe Linux sans preavis sur l'ordinateur. J'ai perdu tout mes accents et comme la langue de Monsieur n'en contient aucun, je vais devoir me debrouiller tu-seule pour les retrouver. Ca risque d'etre long. Le retard dans les notes sera comble le plus tot possible.

13 mai 2007

Rien, c'est déjà beaucoup

Ah! Un vrai samedi de vacances!
Un samedi de rien à faire, personne à s'occuper, rien à planifier ni à organiser, rien de rien.
Juste mon nombril, mon livre, ma télé et ma vaisselle sale sagement refilée à Kitty. Même pas de soleil au petit matin pour me faire sentir coupable de rester écrasée au fond du sofa sans même mettre une brassée de linge dans la laveuse. R-I-E-N.

Évidement, qui dit rien avec un homme et un chien comme les miens dit quand même qu'il faudra finir pas s'habiller pour aller marcher. Éventuellement. Genre vers 16h quand les nuages se seront bel et bien poussés ailleurs.

Deux cerfs rouges sans preuve photographique - vous essaierez d'empêcher un vieux chien de jouer à la chasse en même temps que de prendre le gibier en photo, une grande tour de ciment aux escaliers chambranlants mais à la vue époustouflante, quelques déboires de sentiers qui ne sont plus les mêmes et un approximatif de 2h30 plus tard, retour à une maison pas rangée pour nettoyage anti-tiques de la bête et des deux autres, souper vin télé devant le film le plus ri-di-cu-le de l'histoire des super héros et une fille qui s'endort fourbue à 22h30.
Vacances que je vous dit!

Aujourd'hui qu'il fait beau, grand ciel bleu, chaleur, y tout?
Rien. Sauf deux brassées de lavage.

Mais c'est normal, fait trop chaud....

11 mai 2007

Multilangue française

Je dois parler anglais un peu trop souvent, et j'y perds mes habilités en français...

Ce qu'il faut savoir, c'est que par soucis d'avoir assez d'air pour ne pas finir par se grimper sur les cheveux et s'arracher les orteils, j'installe le plus souvent ma visite dans la petite maison attenante à la mienne. Ils y ont une chambre, mais aussi une salle de bain (dont je ne paye pas l'eau chaude) et un espace cuisine au besoin.


Dimanche soir, moi:

-"Demain il faut partir d'ici entre 7h et 7h30 pour arriver à Vienne assez tôt et profiter de la journée. Je vais mettre mon cadran entre 6h et 6h15, dès que je me lève je vais vous réveiller. Si jamais je passe droit, la porte d'entrée ne sera pas barrée."

Lundi matin, 6h01.
La porte d'entrés s'ouvre, le chien s'énerve et j'entends mon père de sa voix de baryton:

-"Êtes-vous réveillés?"


Humph. Quand je dis passer droit, je pense à 6h45 moi. Il y a du avoir erreur dans la traduction quelquepart...

10 mai 2007

Votre billet s'il-vous-plaît

Vienne, Autriche
07 Mai 2007
Château de Shöbrunn
Salle 30
(fin du Grand Tour, début du Tour Impérial)

Moi, les yeux sur les détails du plafond et les oreilles sur mon audio guide.
Mon papa, qui écoute plus vite que moi, reviens de la salle suivante les sourcils froncés et l'air très insulté.

-"Elle ne veut pas me laisser entrer {dans la section du Tour Impérial}! Je lui ai montré mon billet et elle me dit qu'il n'est pas bon! Il est bon mon billet!"

Sur ce il me tend...


...son billet de métro.
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Vienne, Autriche
07 Mai 2007
Gloriette des Jardins du Château de Shöbrunn
Une heure et demie plus tard

Ma maman, écrasée par terre avec, sur les genoux, son petit carnet de notes de voyage.
Elle relève la tête à mon approche, les yeux pleins d'eau.

-"J'essaie d'écrire l'histoire du billet mais je n'y arrive pas. Trop drôle!"

Elle a du s'y reprendre à trois fois.


Si vous lui dites "billet de métro", elle doit rire encore.

Retour de vacances

Ce post aurait du paraître hier, mais zzzzzzZZZZZZZZZZZzzzzzzzz

(Je reviens après la sieste, je suis plus que fourbue - et je suis au boulot aussi!)

03 avril 2007

Sushi d'avril!

Je n'ai pas perdu mon passeport à Prague, je ne suis pas dans une prison Tchèque.
Kitty n'a pas été arrêté à Prague pour délit de boisson, il n'est pas non plus dans une prison Tchèque.
Nous ne sommes pas mourut, ni morue.

Juste qu'il fait de plus en plus beau dehors alors que l'ordinateur est dans la pièce la plus froide de la maison.
Juste que je suis en train de lire Robin Hobb et que je n'ai pas encore trouvé comment continuer de lire tout en tapant à l'ordinateur.
Juste qu'il restait toute la saison 7 de Buffy à regarder et que ... bah ... James Marsters sans sa chemise, euh... je disais quoi déjà?
Juste que la maison est dans un bordel incroyable et que Papa-Maman arrivent dans trois semaines.
Juste que Papa-Maman arrivent dans trois semaines!! Yaïe!

Quand même, j'ai fait plein de choses la semaine dernière dont je voulais vous parler - j'en ai déjà oublié la moitié espérons que ça va revenir.

Vendredi, j'ai bravé vents et marées, tempêtes et ouragans, pour aller sous un ciel bleu chercher le lunch du jour... au restaurant! (J'ai appris qu'il y a un restaurant de sushis dans le Balaton Plaza, depuis je rêve de l'essayer mais je suis toujours trop moumounne pour y aller.) Ce fut une épopée grandiose.

Première étape, découvrir la traduction de la phrase secrète, "C'est pour emporter (s'il-vous-plaît)." -> "Elvené a tápot (legy szivés)". Test ultime: réussir à retenir la phrase jusqu'au moment propice.

Deuxième étape, s'assurer que Kitty saura faire contre mauvaise fortune bon coeur et acceptera de manger n'importe quoi que je lui rapporterai à la place des sushis qu'il n'aime pas. Test ultime: obtenir mieux qu'un "On verra" comme acceptation de son sort. (Raté)

Troisième étape, une fois rendue au centre d'achat: Éviter le petit homme en complet qui me tend une petite carte rose et qui, malgré mes protestations que je ne parle pas hongrois, est décidé à me faire comprendre que sa petite carte sert à pouvoir essayer les produits Av*on dans le kiosque juste au coin même si j'ai pas le temps de m'y arrêter. Test échoué, j'ai la petite carte rose en ma possession et je sais manifestement à quoi elle sert.

Quatrième étape, au restaurant: S'assurer que la file n'est pas trop longue pour commander et que l'achalandage est assez faible pour qu'il n'y ait pas quarante-douze personnes témoins de mon humiliation quand mon tour viendra. Test échoué, la seule personne devant moi a mis tellement de temps à payer qu'il y avait 7 personnes derrière moi quand mon tour est venu.

Cinquième étape: Demander, affichant un sourire niais d'espérance inutile, si la jeune fille ne parlerais pas trois mots d'anglais par hasard. Ben non.

Sixième étape: "Kérem... euh ... elvené?" (J'aimerais ... euh ... emporter?)

Septième étape: Réussir avec trois mots de hongrois (négy, az, jó / quatre, ça, bon) à commander quatre sushis, des nouilles terriaki aux légumes, le poulet dans sa sauce jaune, le poulet et légumes dans la sauce brune épicée - pas celle sucrée et le poulet dans une panure bien grasse. Test ultime: demander à la jeune fille si c'est possible de payer avec les coupons restaurants que je reçoit au travail.

Bilan de l'opération: Les sushis devaient bien faire 7cm de diamètre, composés de riz, un morceau de carotte, riz, un morceau de concombre, riz et le wasabi dans le sushi, pas merci! Kitty a adoré son gras chinois et demande à (m')y retourner.

"On verra" que j'lui ai répondu.

13 mars 2007

Sur la Go

Est-ce qu'il vous reste un peu de banc de neige? Sinon, la tête dans le frigo ça peu aider aussi parfois...

Je m'en vais à Prague. Jeudi. Voyage en train et couché en auberge de jeunesses. Vous savez maintenant pourquoi le magasinage était si urgent, il nous fallait un sac-à-dos pour Kitty pour aller passer quatre jours à Prague.

Le billets de trains ne sont pas achetés. Demain.
On a pas de plans de la ville. À notre arrivée.
On a une auberge, mais on ne sait pas trop où elle est située. On la trouvera bien avant que la nuit ne tombe.
On ne sait pas trop ce qu'il y a à visiter. On aura quatre jours pour le découvrir.

J'emporte mon petit livre orange cette fois-ci, je devrais être bonne pour vous raconter le tout convenablement au retour. Plus le temps de blogger d'ici le départ, il reste un million de choses à faire ce soir et nous partons de Veszprém demain après-midi pour Budapest - le train de Prague est à 5h50 jeudi.

Ceci est donc un au-revoir, soyez sages!

L' autre

Regarder deux personnes se faire du tort.

Anticiper les résultats sur les petits bouts d'hommes autour. Vouloir le dire. Savoir qu'eux voudraient bien, mais savoir aussi que l'on a pas la "permission" de. Essayer de faire bien sans finir par faire pire. Réaliser qu'on a pas le pouvoir de faire autrement que d'attendre.

Savoir que quelque part c'est aussi de notre faute. Savoir que souvent, la faute nous est rejetée dessus. Essayer de rester neutre. Essayer de ne pas se laisser atteindre. Essayer de conseiller, de dépatouiller les histoires, de comprendre, de détendre, de rassurer, d'encourager.

Essayer de garder espoir pour la suite. Pour eux. Pour nous. Essayer de garder les histoires séparées, de ne pas y voir de sombres présages pour l'avenir. Essayer de croire que ça ne durera pas toujours et que ça ne nous empêchera pas de vivre la nôtre, de vie.

Être l'autre, ce n'est pas facile.

Du Festival des cannes blanches au Black & Blue*

Je ne voudrait faire suer personne - quoi qu'à -31°C c'est difficile de suer - mais installez-vous les deux pieds dans le banc de neige, au cas ou vous auriez besoin de vous rafraîchir la pression.

Le mercure est monté à +18°C dimanche. C'est au moins le deuxième matin où je me lève à +12°C. Le ciel est bleu, ça fait 72 heures que je n'ai pas vu l'ombre d'un nuage. Mon lavage sèche dehors. Et j'ai mal aux fesses.

Oui, j'ai mal aux fesses, parce que Kitty avait besoin d'un nouveau sac-à-dos. Vous ne voyez pas le rapport?

Après le travail-obligatoire-du-samedi-pour-avoir-le-prochain-vendredi-de-congé, il a bien fallut aller magasiner les sacs-à-dos, et dans la boutique qui vend les sacs-à-dos, il y a des bébelles en masse pour les apprentis sportifs approuvés geeks. Kitty a trouvé une belle petite montre à mettre sur son vélo qui compte la vitesse, le kilométrage et le temps de randonnée (attention, elle ne comptabilise QUE le temps pédalé, hein, pas les pauses que ça prend entre deux montées pour éviter que la baleine ne s'échoue sur le bord de la route et attende le prochain autobus). Bref, tout pour se rendre compte à quel point nous sommes moumounnes à vouloir mourir au bout de 20 km, à quel point même en s'épuisant nous n'avançons pas, et au bout de l'été, à quel point on ne se sera pas servi de ces vélos qui ont coûté (et heurté) la peau des fesses.

C'était plus que certain qu'il nous faudrait étrenner la montre au premier rayon de soleil - soleil qui doit aussi être un geek, pressé qu'il était de satisfaire Kitty le lendemain, ruinant ainsi ma seule journée de week-end cette semaine.

(Non, allez, j'exagère. Je ne déteste pas le vélo. Même que j'adore le vent dans mes cheveux à vitesse Grand V dans la pente descendante. Le problème c'est que je suis poche. Poche dans les montées, poche sur les chemins de terres où la friction est accrue, poche pour calculer les distance et ben ben peureuse dans les descente sur chemins de terre avec des roches et des crevasses disséminé un peu partout .)

Nous avons donc, par un +18°C ensoleillé, à cheval sur nos machines à sueur, fait l'ouverture officielle du Festival des Cannes Blanches. De mon côté, ce fut une ouverture discrète et timide, avec un trois-quart de mollet - fraîchement rasé mais manquant cruellement d'hydratation - à découvert. Kitty a d'abord tenté un délai d'ouverture, en portant ses combines à pattes longues sous ses shorts de vélo. Étant donné l'impossibilité de tenir son équilibre sur un vélo en étant plié de rire, j'ai demandé un changement à la programmation. Il a tenté la paire de jeans, mais a du avoir pitié de son siège de vélo. Finalement, l'ouverture du Festival s'est fait avec la jambe poilue découverte jusqu'à mi-cuisse.

Deux heures plus tard, j'ai fermé le Festival et ouvert le Black&Blue, les cannes blanches ayant disparues sous l'huile à chaînes et les nombreuses escarres. Je ne suis pas tombée, j'ai juste eu quelques difficultés techniques avec les crocs qui ornent mes pédales. Je l'ai dit que j'étais poche en vélo.
*Pour le titre, je vous signale qu'on a la vie sociale qu'on peut!