29 mai 2007

Talent-tué

Non mais, ce n'est pas comme si je n'avais jamais su cuisiner hein.

Étant donné mon aversion pour la tâche ingrate appelée "faire la vaisselle", j'ai dû, dès les premiers mois hors de la cuisine maternelle, développer un avantage indéniable qui me permettrait de passer un accord avec mes co-locs. Je m'occupe de ce qui ce mange, une autre que mois s'occupe de se qui se nettoie.

Sauf que la cuisine, ce n'et pas comme le vélo. Ça s'oublie quand on laisse chéri cuisiner pour nous pendant 23 mois bientôt.

On oublie que la bouilloire en métal devient plus chaude que l'eau qui bout, et donc que de verser immédiatement l'eau fait faire de gros bouillons qui splashent partout, à plus forte raison si on essaie de verser l'eau dans une toute petite tasse à mesurer.
On oublie aussi que les petites tasses à mesurer en plastique ne résistent pas au choc thermique, cassent et déversent l'eau bouillante en priorité sur la main qui les retient.
On oublie aussi que la main ébouillantée devient ultra-sensible à la chaleur et n'apprécie pas par exemple d'être promenée au dessus des ronds de poëles allumés ou d'être plongée dans l'eau de vaisselle pour la petite demi-heure que ça prends à nettoyer la préparation du lunch pour demain quand Kitty n'est pas là ni pour faire l'un ni pour faire l'autre.

On n'oubliera pas pour les jours qui viennent que ça fait mal avoir trois doigts ébouillantés.

Accessoirement, on avait d'abord oublié que si on ne fait pas le lunch la veille au soir il faut se lever de bonne heure le matin pour avoir quelque chose à bouffer le midi, qu'on a encore jamais réussi à rendre le riz basmati transparent en le faisant revenir dans l'huile et que cuisiner ça donne faim même si on a soupé au restant de lunch trois heures avant.

D'ici la fin de la semaine, je devrait me souvenir comment faire un sandwich aux tomates sans dégât majeur (à non, c'est vrai, y'a plus de pain!)

24 mai 2007

Kitty se fait un nouvel ami

Dans la série conte pour tous numéro 374


Kit était de corvée l'autre jour lorsqu'il rencontra Max.

Max était bien décidé à se faire connaître de Kit, il fit beaucoup de bruit et bouscula la foule pour arriver jusqu'à lui.

Max and Kitty ont placotté quelques instants et bientôt Max essayait de convaincre Kitty que c'était de la plus haute importance de l'inviter à la maison et de le présenter à tous ses amis.

Kitty a réfléchi 0.62 secondes, avant de proposer à Max un compromis,

"Tu te fais couper les testi*cules, et je t'emmène à la maison!"

Max sourit bien grand, langue pendante et queue branlante*. Pas certaine qu'il avait vraiment compris de quoi il en retournait, mais ça ne pouvait pas être si pire que ça, oui?




Et donc, sans savoir ce que l'on fera l'année prochaine, sans savoir comment Roxy réagira à un énervé de plus dans son jardin, et sans savoir comment parler au véto, on aura début juin un toutou d'un an
- qui n'a jamais vu de gazon;
- qui n'a jamais porté de laisse;
- qui n'a jamais eu à descendre ou monter un escalier;
- qui n'a jamais vu que des chiens de la même grosseur que lui (ce qui est nettement plus petit qu'un berger allemand);
- qui ne connaît pas les voitures, les chats, les arbres, les poteaux de téléphone, ni les promenades.

Quelqu'un connaît quelqu'un qui fait les prescriptions de tranquilisant?

*Ah ouais, avec un post comme ça je vais en avoir de jolies gou*gle requests moi!!

21 mai 2007

10 Ans Déjà!

J'ai bien failli ne jamais recevoir le mail, perdu dans le dédale des vieilles adresses mails dont on ne se sert plus. Heureusement, quand y'en plus y'en a encore et j'ai fait le ménage dans mes 150 spams en retard pour mieux apprendre que je suis une vieille peau.

Ça fait dix ans cette année que je suis sortie de l'enfer sur terre du secondaire* et le sacro-saint party retrouvailles numéro un aura lieu à un moment donné cet été. Pire encore, c'est l'énergumène qui chantait des histoire de baleine aux remplaçante qui s'occupe du party - ça va être laid.

C'est votre salut, amis-de-moi qui s'ennuyaient, je n'avais pas l'intention de prendre des vacances au Québec cet été (les sous sont serrés) mais j'ai certainement envie de changer d'idée en ce moment...

Pour les curieux qui veulent se taper toutes les fiches en ligne juste pour découvrir mon minoi à 16 et 26 ans voir à quel point je vieilli en beauté, en maturité et en plénitude ou si jamais un visiteur anonyme passant sur ce blog se rapelle qu'il était finissant de l'école secondaire Albert-Carrier en 1997, on se rejoint avant le party ici:
http://esac9697.no-ip.org/ESAC/index.php
(pour ceux qui ne savent point compter, à moins d'avoir sauté ou doublé un année les finissants de '97 auront ou ont eu 27 ans entre le 1 Octobre 2006 et le 30 Septembre 2007)

Pour Carja, j'ai la douleur de t'apprendre que Ludo est l'heureux papa d'une petite fille de 6 mois, t'as manqué ta shot!

Pour Jean-Philippe, Pascale et pour Joey, je ne m'explique pas bien mon ignorance de ce qui vous est arrivé, je ne m'explique pas bien ce qui vous est arrivé point. Si quelque chose me pousse à aller enterrer la hache de guerre juvénile, c'est bien votre absence et la réalisation que trop tard est un état auquel on ne peut plus rien.


*Le systéme scolaire obligatoire québecois comporte une année de maternelle, six années d'école primaire et cinq années d'école secondaires (appelées respectivement maternelle, 1ére à 6ème année et secondaire I à V - je n'ai donc jamais su ce que CM1 ou grande section pouvaient bien vouloir dire). On est donc au secondaire entre 12 et 17 ans, avec 2 000 autres boutonneux de 12 à 17 ans qui cherchent à se convaincre que leur boutons leur vont mieux à eux qu'aux autres... joie, bonheur et sérénité!

Où maman a raison.

Budapest un midi,
En sortant du métro

Maman GrandPetons est encore toute jeune. La preuve, elle sautille comme une enfant chaque fois qu'elle doit monter ou descendre d'un escalier roulant.

Sans exception, nous venons encore d'assister à une entrée "saut de chat" réussie sur l'escalier roulant sortant du métro.

Moi: -"Maman, aurais-tu peur des escalier roulant par hasard?"
Elle, penaude: -"Bah, moui, un peu..."
Moi: "Et tu as peur de quoi exactement?"
Elle: "Ben de me faire manger les orteils s't'affaire!"
Moi, hilare: "Ben voyons donc, ça arrive pa-AH!"

Effectivement, ça n'arrive pas que les orteils se fassent manger par les escaliers roulants. Les talons des sandales que l'on adore et qu'il ne faut pas briser parce que ce sont les seules avec un truc entre les orteils que l'on peut porter sans se faire mal oui par contre!!

Et puis, c'est qu'on a l'air intelligent tout plein le pied coincé dans le haut de l'escalier parce que la sandale est restée prise... décidément, je vais devoir pratiquer mon saut de chat...

19 mai 2007

En image

Enfin, les photos du voyage sont rendues sur Flickr - avec même de vrais morceaux de parents GrandsPetons dedans!

17 mai 2007

Sur la route de Hongrie

Évidement que lundi matin, nous sommes partis en retard malgré le réveil matinal (faut suivre même si c'est en désordre!).
Sur la route (toute la sainte journée, je n'ai pas vu le doute en toi s'imisser, lalala...) depuis à peine 20 minutes que je stoppe pile poil derrière un amoncellement de camion et de voiture qui, d'après l'air des conducteurs, sont déjà là depuis un bail. À vue de nez, ça va être long sortir d'ici.

Quatre minutes (quelle patience!) sans bouger d'un centimètre sinon que pour reculer, j'envois promener ma mère question de savoir ce qui se passe devant.
En attendant, rapide regard sur la carte routière qui confirme ce que je pensais - la seule route alternative implique de refaire le 20 minutes parcouru en sens inverse et se compose exclusivement de chemins de campagne - aussi bien dire adieu à Vienne, on y arrivera pas avant demain! Si je suis inquiète? Mmmnnnnnn

Le sauveur conduit une Tribant et arrive de ce que j'avais pris pour une entrée de cour à ma gauche. Il me fait signe de baisser ma fenêtre et entreprant de me raconter un roman en chinois hongrois en gesticulant de grands cercles au dessus de sa tête. Soit il y a un hélicoptère qui s'en vient à notre rescousse, soit il m'indique un chemin qui passe à côté. Je fais un mouimoui affirmatif et marmonne un merci avec un grand sourire.

Il refait le même numéro à la voiture devant qui semble y comprendre un peu plus puisqu'elle vire de bord immédiatement pour disparaître dans l'entrée de cour. J'ai beau me tordre le coup pour essayer de voir par où elle passe, je ne vois que les herbes qui verdoient et le chemin qui disparaît. Anne ma soeur Anne, ne vois-tu rien venir? Mais Anne ne voit rien venir, surtout pas ma mère qui est toujours en exploration routière, nous empêchant donc de suivre la voiture.

Sitôt ma maman revenue, elle nous explique que les taouins de la voirie a enlevé les rails du chemin de fer et procède toujours au remplissage du trou laissé avec du gravier tout frais. En bref, si on reste là, on en a pour des heures. Aussi bien chercher salvation par les plus petites portes, nous disparûmes à notre tour tâtonner du fond de cul-de-sac et du chemin qui mène nulle part, du tarmac défoncé et du tunel sous-ferroviaire étroit comme un... hum.
Victoire, en cinq minutes à peine nous sommes tirés d'affaire! Et pourquoi donc, demandez-vous, le chemin n'était pas indiqué comme détour potentiel?
Mais c'est la chance égale ici, les camions de livraisons sont trop gros pour le tunnel et trop lourds pour le tarmac défoncé, si eux ne peuvent pas y passer personne ne devrait pouvoir hein!

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Une grosse heure plus tard,
2 km avant les douanes Hongro-Austrienne*

La voie d'accotement de l'autoroute est occupée par une jolie file indienne de camions de livraisons depuis déjà un bon kilomètre et demi. À vue d'oeil, les camionneurs sont là depuis trop longtemps - cabines vides de conducteur, ombre de 23h sur les rares visages. La filée existait déjà dix jours plutôt lorsque Kitty et moi sommes partis pour Paris. Les mêmes camions? Ça expliquerait l'illuminé qui en a eu assez que les voitures passent à côté et qui est tombé en panne bloquant les deux voies, obligeant la police à venir frayer un chemin entre les camions stationnés sur l'accotement...
Chances égales quoi!

*Je signale que ces douanes sont vouées à disparaître à la fin de la présente année et que je n'ai aucune idée pourquoi tout les camions y sont maintenant méthodiquement fouillés.

16 mai 2007

Le mot de la fin (avant le reste)

Message de maman Grand-Petons en date du 14 Mai

Je te raconte nos aventures a notre retour.
Notre porte d'embarquement était le 21 tu te souviens? Alors après ton départ nous sommes traversés du côté des départs nous avons trouvés la porte 21 et nous attendons l'heure prévu. Mais il ne se passe rien. Rien ne bouge a l'heure prévu pour le début d'embarquement, plus l'heure avance plus nous sommes surprisde constater que rien ne bouge. Vers 9h30 (NDLR. leur avion devait partir a 9h40!!) nous entendons un message et les seuls mots que nous comprenons c'est PARIS et un chiffre en anglais. La deuxième fois que nous l'entendons ton pere décide d'aller voir dans la section où il y avait des embarquements pour avoir des informations. A sa grande surprise c'était nous qu'il demandait pour embarquement immédiat a la porte 26. Une seule personne est montée abord après nous.(Que le petit Jesus est bon, il veille sur nous même si on ne comprend pas la langue).

A Paris nous n'avons pas eu besoin de marcher d'un bout a l'autre de l'aéroport nous avions le service d'une navette, mais c'était très juste dans le temps. Nous espérions de tout coeur que nos bagages seraient dans le même avion que nous parce que nous avions oublier de prendre les clées de la voiture avant d'enregistrer les bagages (NDLR.!!!). Mais encore une fois le petit Jesus veillait sur nous et tout s'est bien passé. En revenant j'ai récupérer la journée que je m'étais fait voler en début de voyage. J'ai vécu la plus longue journée de ma vie a 11h le soir il faisait encore clair et je ne m'endormait même pas (je n'avait pas changé l'heure sur ma montre).

Message de la redaction:
1- Il n'y a eu aucune tentative de corriger les erreurs de frappe, parce que pas le temps! Vous êtes priés de croire que ma maman est très meilleure en ortographe sur le papier.
2- Mon service d'informatique personnel a installe Linux sans preavis sur l'ordinateur. J'ai perdu tout mes accents et comme la langue de Monsieur n'en contient aucun, je vais devoir me debrouiller tu-seule pour les retrouver. Ca risque d'etre long. Le retard dans les notes sera comble le plus tot possible.

13 mai 2007

Rien, c'est déjà beaucoup

Ah! Un vrai samedi de vacances!
Un samedi de rien à faire, personne à s'occuper, rien à planifier ni à organiser, rien de rien.
Juste mon nombril, mon livre, ma télé et ma vaisselle sale sagement refilée à Kitty. Même pas de soleil au petit matin pour me faire sentir coupable de rester écrasée au fond du sofa sans même mettre une brassée de linge dans la laveuse. R-I-E-N.

Évidement, qui dit rien avec un homme et un chien comme les miens dit quand même qu'il faudra finir pas s'habiller pour aller marcher. Éventuellement. Genre vers 16h quand les nuages se seront bel et bien poussés ailleurs.

Deux cerfs rouges sans preuve photographique - vous essaierez d'empêcher un vieux chien de jouer à la chasse en même temps que de prendre le gibier en photo, une grande tour de ciment aux escaliers chambranlants mais à la vue époustouflante, quelques déboires de sentiers qui ne sont plus les mêmes et un approximatif de 2h30 plus tard, retour à une maison pas rangée pour nettoyage anti-tiques de la bête et des deux autres, souper vin télé devant le film le plus ri-di-cu-le de l'histoire des super héros et une fille qui s'endort fourbue à 22h30.
Vacances que je vous dit!

Aujourd'hui qu'il fait beau, grand ciel bleu, chaleur, y tout?
Rien. Sauf deux brassées de lavage.

Mais c'est normal, fait trop chaud....

11 mai 2007

Multilangue française

Je dois parler anglais un peu trop souvent, et j'y perds mes habilités en français...

Ce qu'il faut savoir, c'est que par soucis d'avoir assez d'air pour ne pas finir par se grimper sur les cheveux et s'arracher les orteils, j'installe le plus souvent ma visite dans la petite maison attenante à la mienne. Ils y ont une chambre, mais aussi une salle de bain (dont je ne paye pas l'eau chaude) et un espace cuisine au besoin.


Dimanche soir, moi:

-"Demain il faut partir d'ici entre 7h et 7h30 pour arriver à Vienne assez tôt et profiter de la journée. Je vais mettre mon cadran entre 6h et 6h15, dès que je me lève je vais vous réveiller. Si jamais je passe droit, la porte d'entrée ne sera pas barrée."

Lundi matin, 6h01.
La porte d'entrés s'ouvre, le chien s'énerve et j'entends mon père de sa voix de baryton:

-"Êtes-vous réveillés?"


Humph. Quand je dis passer droit, je pense à 6h45 moi. Il y a du avoir erreur dans la traduction quelquepart...

10 mai 2007

Votre billet s'il-vous-plaît

Vienne, Autriche
07 Mai 2007
Château de Shöbrunn
Salle 30
(fin du Grand Tour, début du Tour Impérial)

Moi, les yeux sur les détails du plafond et les oreilles sur mon audio guide.
Mon papa, qui écoute plus vite que moi, reviens de la salle suivante les sourcils froncés et l'air très insulté.

-"Elle ne veut pas me laisser entrer {dans la section du Tour Impérial}! Je lui ai montré mon billet et elle me dit qu'il n'est pas bon! Il est bon mon billet!"

Sur ce il me tend...


...son billet de métro.
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Vienne, Autriche
07 Mai 2007
Gloriette des Jardins du Château de Shöbrunn
Une heure et demie plus tard

Ma maman, écrasée par terre avec, sur les genoux, son petit carnet de notes de voyage.
Elle relève la tête à mon approche, les yeux pleins d'eau.

-"J'essaie d'écrire l'histoire du billet mais je n'y arrive pas. Trop drôle!"

Elle a du s'y reprendre à trois fois.


Si vous lui dites "billet de métro", elle doit rire encore.

Retour de vacances

Ce post aurait du paraître hier, mais zzzzzzZZZZZZZZZZZzzzzzzzz

(Je reviens après la sieste, je suis plus que fourbue - et je suis au boulot aussi!)

03 avril 2007

Sushi d'avril!

Je n'ai pas perdu mon passeport à Prague, je ne suis pas dans une prison Tchèque.
Kitty n'a pas été arrêté à Prague pour délit de boisson, il n'est pas non plus dans une prison Tchèque.
Nous ne sommes pas mourut, ni morue.

Juste qu'il fait de plus en plus beau dehors alors que l'ordinateur est dans la pièce la plus froide de la maison.
Juste que je suis en train de lire Robin Hobb et que je n'ai pas encore trouvé comment continuer de lire tout en tapant à l'ordinateur.
Juste qu'il restait toute la saison 7 de Buffy à regarder et que ... bah ... James Marsters sans sa chemise, euh... je disais quoi déjà?
Juste que la maison est dans un bordel incroyable et que Papa-Maman arrivent dans trois semaines.
Juste que Papa-Maman arrivent dans trois semaines!! Yaïe!

Quand même, j'ai fait plein de choses la semaine dernière dont je voulais vous parler - j'en ai déjà oublié la moitié espérons que ça va revenir.

Vendredi, j'ai bravé vents et marées, tempêtes et ouragans, pour aller sous un ciel bleu chercher le lunch du jour... au restaurant! (J'ai appris qu'il y a un restaurant de sushis dans le Balaton Plaza, depuis je rêve de l'essayer mais je suis toujours trop moumounne pour y aller.) Ce fut une épopée grandiose.

Première étape, découvrir la traduction de la phrase secrète, "C'est pour emporter (s'il-vous-plaît)." -> "Elvené a tápot (legy szivés)". Test ultime: réussir à retenir la phrase jusqu'au moment propice.

Deuxième étape, s'assurer que Kitty saura faire contre mauvaise fortune bon coeur et acceptera de manger n'importe quoi que je lui rapporterai à la place des sushis qu'il n'aime pas. Test ultime: obtenir mieux qu'un "On verra" comme acceptation de son sort. (Raté)

Troisième étape, une fois rendue au centre d'achat: Éviter le petit homme en complet qui me tend une petite carte rose et qui, malgré mes protestations que je ne parle pas hongrois, est décidé à me faire comprendre que sa petite carte sert à pouvoir essayer les produits Av*on dans le kiosque juste au coin même si j'ai pas le temps de m'y arrêter. Test échoué, j'ai la petite carte rose en ma possession et je sais manifestement à quoi elle sert.

Quatrième étape, au restaurant: S'assurer que la file n'est pas trop longue pour commander et que l'achalandage est assez faible pour qu'il n'y ait pas quarante-douze personnes témoins de mon humiliation quand mon tour viendra. Test échoué, la seule personne devant moi a mis tellement de temps à payer qu'il y avait 7 personnes derrière moi quand mon tour est venu.

Cinquième étape: Demander, affichant un sourire niais d'espérance inutile, si la jeune fille ne parlerais pas trois mots d'anglais par hasard. Ben non.

Sixième étape: "Kérem... euh ... elvené?" (J'aimerais ... euh ... emporter?)

Septième étape: Réussir avec trois mots de hongrois (négy, az, jó / quatre, ça, bon) à commander quatre sushis, des nouilles terriaki aux légumes, le poulet dans sa sauce jaune, le poulet et légumes dans la sauce brune épicée - pas celle sucrée et le poulet dans une panure bien grasse. Test ultime: demander à la jeune fille si c'est possible de payer avec les coupons restaurants que je reçoit au travail.

Bilan de l'opération: Les sushis devaient bien faire 7cm de diamètre, composés de riz, un morceau de carotte, riz, un morceau de concombre, riz et le wasabi dans le sushi, pas merci! Kitty a adoré son gras chinois et demande à (m')y retourner.

"On verra" que j'lui ai répondu.

13 mars 2007

Sur la Go

Est-ce qu'il vous reste un peu de banc de neige? Sinon, la tête dans le frigo ça peu aider aussi parfois...

Je m'en vais à Prague. Jeudi. Voyage en train et couché en auberge de jeunesses. Vous savez maintenant pourquoi le magasinage était si urgent, il nous fallait un sac-à-dos pour Kitty pour aller passer quatre jours à Prague.

Le billets de trains ne sont pas achetés. Demain.
On a pas de plans de la ville. À notre arrivée.
On a une auberge, mais on ne sait pas trop où elle est située. On la trouvera bien avant que la nuit ne tombe.
On ne sait pas trop ce qu'il y a à visiter. On aura quatre jours pour le découvrir.

J'emporte mon petit livre orange cette fois-ci, je devrais être bonne pour vous raconter le tout convenablement au retour. Plus le temps de blogger d'ici le départ, il reste un million de choses à faire ce soir et nous partons de Veszprém demain après-midi pour Budapest - le train de Prague est à 5h50 jeudi.

Ceci est donc un au-revoir, soyez sages!

L' autre

Regarder deux personnes se faire du tort.

Anticiper les résultats sur les petits bouts d'hommes autour. Vouloir le dire. Savoir qu'eux voudraient bien, mais savoir aussi que l'on a pas la "permission" de. Essayer de faire bien sans finir par faire pire. Réaliser qu'on a pas le pouvoir de faire autrement que d'attendre.

Savoir que quelque part c'est aussi de notre faute. Savoir que souvent, la faute nous est rejetée dessus. Essayer de rester neutre. Essayer de ne pas se laisser atteindre. Essayer de conseiller, de dépatouiller les histoires, de comprendre, de détendre, de rassurer, d'encourager.

Essayer de garder espoir pour la suite. Pour eux. Pour nous. Essayer de garder les histoires séparées, de ne pas y voir de sombres présages pour l'avenir. Essayer de croire que ça ne durera pas toujours et que ça ne nous empêchera pas de vivre la nôtre, de vie.

Être l'autre, ce n'est pas facile.

Du Festival des cannes blanches au Black & Blue*

Je ne voudrait faire suer personne - quoi qu'à -31°C c'est difficile de suer - mais installez-vous les deux pieds dans le banc de neige, au cas ou vous auriez besoin de vous rafraîchir la pression.

Le mercure est monté à +18°C dimanche. C'est au moins le deuxième matin où je me lève à +12°C. Le ciel est bleu, ça fait 72 heures que je n'ai pas vu l'ombre d'un nuage. Mon lavage sèche dehors. Et j'ai mal aux fesses.

Oui, j'ai mal aux fesses, parce que Kitty avait besoin d'un nouveau sac-à-dos. Vous ne voyez pas le rapport?

Après le travail-obligatoire-du-samedi-pour-avoir-le-prochain-vendredi-de-congé, il a bien fallut aller magasiner les sacs-à-dos, et dans la boutique qui vend les sacs-à-dos, il y a des bébelles en masse pour les apprentis sportifs approuvés geeks. Kitty a trouvé une belle petite montre à mettre sur son vélo qui compte la vitesse, le kilométrage et le temps de randonnée (attention, elle ne comptabilise QUE le temps pédalé, hein, pas les pauses que ça prend entre deux montées pour éviter que la baleine ne s'échoue sur le bord de la route et attende le prochain autobus). Bref, tout pour se rendre compte à quel point nous sommes moumounnes à vouloir mourir au bout de 20 km, à quel point même en s'épuisant nous n'avançons pas, et au bout de l'été, à quel point on ne se sera pas servi de ces vélos qui ont coûté (et heurté) la peau des fesses.

C'était plus que certain qu'il nous faudrait étrenner la montre au premier rayon de soleil - soleil qui doit aussi être un geek, pressé qu'il était de satisfaire Kitty le lendemain, ruinant ainsi ma seule journée de week-end cette semaine.

(Non, allez, j'exagère. Je ne déteste pas le vélo. Même que j'adore le vent dans mes cheveux à vitesse Grand V dans la pente descendante. Le problème c'est que je suis poche. Poche dans les montées, poche sur les chemins de terres où la friction est accrue, poche pour calculer les distance et ben ben peureuse dans les descente sur chemins de terre avec des roches et des crevasses disséminé un peu partout .)

Nous avons donc, par un +18°C ensoleillé, à cheval sur nos machines à sueur, fait l'ouverture officielle du Festival des Cannes Blanches. De mon côté, ce fut une ouverture discrète et timide, avec un trois-quart de mollet - fraîchement rasé mais manquant cruellement d'hydratation - à découvert. Kitty a d'abord tenté un délai d'ouverture, en portant ses combines à pattes longues sous ses shorts de vélo. Étant donné l'impossibilité de tenir son équilibre sur un vélo en étant plié de rire, j'ai demandé un changement à la programmation. Il a tenté la paire de jeans, mais a du avoir pitié de son siège de vélo. Finalement, l'ouverture du Festival s'est fait avec la jambe poilue découverte jusqu'à mi-cuisse.

Deux heures plus tard, j'ai fermé le Festival et ouvert le Black&Blue, les cannes blanches ayant disparues sous l'huile à chaînes et les nombreuses escarres. Je ne suis pas tombée, j'ai juste eu quelques difficultés techniques avec les crocs qui ornent mes pédales. Je l'ai dit que j'étais poche en vélo.
*Pour le titre, je vous signale qu'on a la vie sociale qu'on peut!

11 mars 2007

Pour les Yvette politisées (comme moi)

***Avertissement: Ce billet est plate. Il ne vous intéressera probablement pas. Ne vous sentez pas obligé de le lire. Si vous tenez à commenter pour me faire plaisir, commencez-en la lecture pour vous convaincre de sa platitude et dites moi dans les commentaires combien de mot vous avez réussi à lire sans bailler. C'est correct, je m'y attends de toute façon, mais j'avais envie d'en parler pareil. Ça fait partie de toute bonne thérapie réparatrice d'évacuer la cause des chocs émotionnels. La programation régulière de ma petite vie tranquille reprendra au prochain post. .nif ed l'tnemessitrevA***

Pour ceux qui l'ignore, être une "Yvette" en temps de campagne électorale au Québec, c'est être une femme soumise, docile et sans audace qui vote comme son mari sans trop se poser de questions. Pour les besoins de la cause, on ne gardera ici que la fin de la définition, "qui vote sans trop se poser de questions" (j'ai mon orgeuil quand même).

Je suis une Yvette - et ça c'est quand je n'oublie pas carrément d'aller voter!
Ça m'ennuie, une campagne électorale. Mensonge de l'un, omission de l'autre, évasion du troisième sans répondre à la question; que voulez-vous en tirer? Les rares fois ou je me suis retrouvée dans l'isoloir, j'ai voté pour une idéologie dont je n'avais même pas à l'époque testé les limites et sans avoir lu un mot du programme du-dit parti.

Est-ce l'effet du net? De l'éloignement? De la nécessité d'aller chercher les informations si j'en veux au lieu de les avoir dans la face 7 jours/7, 24h/24? Cette fois-ci je me découvre en train d'écouter Tout le monde en parle et de lire Martineau avec intérêt (et même de commenter de petites fois). Je songe même à me renseigner sur la façon de voter en étant ici.

Bon, évidement, on ne sort pas de 10 ans d'oeillères politiques pour devenir infowoman sachant exactement pour qui il faudrait voter et pourquoi. J'étais très contente donc, de trouver ce test chez Prof malgré tout. Je sais bien qu'il na pas valeur scientifique, mais ça me permettait quand même de globaliser ma vision des choses.

J'ai fait le test. La machoire m'en est tombée par terre. Je ne m'attendais vraiment pas à être autant dans le champ à propos de mes propres allégeances.


Pardon? On parle bien de MES opinions politiques ici??

Je suis prête à reconnaître mes tendances Parti Vert. Même que je serai heureuse de voter pour eux si je croyais vraiment qu'il y ait une infime chance que mon député soit élu. Sauf que dans les circonstances, voter Parti Vert reviens à annuler son vote, et tant qu'à annuler aussi bien ne pas voter (la loi du moindre effort porte mon nom quelque part à l'endos de sa ratification, vous vérifirez).

Non, ce qui me donne des sueurs froide et une vague envie de vomir, c'est de retrouver à la deuxième place ex-aqueo, le parti Libéral.

Moi, qui va jusqu'à favoriser le bleu dans ma garde-robe au détriment du rouge, moi qui ait le fleur de lys tatoué dans le cou* une semaine par année, qui ne se dit jamais canadienne sans y être obligée, qui déménage le premier juillet même (surtout) si c'est considéré une méprise de la fête du Canada, moi j'aurais plus d'ideaux communs avec le libéral qu'avec le PQ ou l'ADQ?
Appelez un prêtre quelqu'un, je suis possédée c'est certain!

Du coup, je ne suis plus certaine de vouloir voter... Yvette devrait-elle retourner à son pâté chinois et laisser faire ceux qui s'y connaissent?

Pour être certaine, j'ai refait le test en changeant une seule réponse de laquelle je n'étais pas absolument certaine. Selon laquelle des deux autres options je choisis, je me retrouve tantôt PQ / Libéral ex-aqueo, tantôt Parti Vert en tête et Québec solidaire en second. En cumulant le tout, attendez, je deviens un espèce de juste milieu zen et paisible.

Euréka! Je vais voter Boudhiste! (Comment ça c'est pas ça la question?)

*La semaine de la St-Jean, j'ai habituellement un drapeau du Québec en tatouage lavable sur la nuque. Je suis rebelle comme ça moi!

10 mars 2007

Flickr

Je me suis laissée convaincre par Kitty - ou je me suis lassée de le voir voler mes photos à son avantage ;^p.

Moi aussi je fais de la photo artistique sur flickr, à voir ici.

09 mars 2007

Je vous observe...

Ça fait longtemps que je lis les gougles requests des autres en me demandant comment faire pour connaître les miennes. J'ai longtemps cru que c'était encore une de ces fonctionalités Blogger qui m'échappent et j'avais beau chercher partout, niet!

Maintenant que je sais, vous pensez bien que l'addict en moi passe ses journées scotchée sur ses statistiques. Pour être plus précise, je fais le va et viens entre la page de stats et celle du blogue, au cas ou quelqu'un de passage laisserait un petit mot (OUI je suis une obsédée du commentaire, je ne vous raconte pas la crise d'appoplexie quand j'ai réalisé que j'avais des commentaires de DEUX nouvelles lectrices sur mon dernier post!)

Je sais déjà que j'ai sept lecteurs de Hongrie (ah non, ça c'est moi-même avant que je ne comprenne comment faire pour ne pas compter mes visites), que j'ai presqu'autant de lecteurs de France et du Québec - la première position variant selon l'heure de la journée - et que mon Québecisme se sent à pleine page puisqu'on atterri directement chez moi en cherchant "Vieux shak en bois rond". Mautadine! (Je vous fais une compilation de requêtes gougle dès que j'en ai suffisament d'accumulées, promis)

Le cercle vicieux dans ces histoires-là, - en plus de perdre des heures précieuses de travail à vous observer pour tenter de deviner qui est qui - c'est que maintenant je sais que quelqu'un en Chine et quelqu'un à Londres arrivent directement ici sans liens référents. Comment ont-ils (avez-vous) fait pour découvrir mon blogue? Allez-y, racontez moi tout, je vous promet que ma curiosité maladive va s'arrêter là et que je ne vous demanderai pas votre adresse ni votre numéro d'assurance sociale...

Sinon, commentez pareil, on ne sais jamais... je vous le dis, je vous regarde (et je suis à ça de trouver comment faire pour obtenir votre numéro de téléphone à partir de toutes mes données).

07 mars 2007

1 cent d'Euro

Être un peu fainéante sur les bords, ça n'a pas de prix. Ça sauve même de l'argent!

Le mois de janvier a été difficile. Les taxes ont augmenté de presque 20% sur la paye de Kitty (15% pour moi, merci ça suffit) et la compagnie n'a pas eu le temps de rectifier les salaires avant la première paye de l'année. Ajoutez à ça les frasques des vacances de Noël et y'a plus de sous dans le compte - alors qu'il faut impérativement réserver vols et hotels pour le tour d'Europe des parents GrandPetons.

Samedi dernier, les billets d'avions pour aller les rejoindre Paris n'étaient toujours pas acheté et je commençait à tenter d'élaborer une façon de leur faire visiter le tout à distance. Un portable collé à l'oreille 14 heures par jours avec moi ici devant l'ordi qui les suit à la trace sur une carte de Paris peut-être?

Mais non, puisqu'il existe un ange pour les gens à la dernière minutes comme moi. Un ange qui décide que le 24 avril, la journée où il nous faut voyager Kitty et moi, sera LA journée dans tout le mois où le billet d'avion Vienne/Charles-de-Gaules coûtera 0.01 Euro (plus les taxes évidement, dont une qui s'appelle "taxe de paiment". Bientôt, ils inventent la taxe d'utilisation du site internet, la taxe de sur-utilisation du clavier pour ceux qui ont un nom trop long et la taxe sur les frais d'utilisation de la carte de crédit (ah non, elle existe déjà celle-là))

Pas de soucis mes parents chéris, je serai à l'aéroport lors de votre arrivé (à moins de grève des transport français - je t'avertis SNCF, tu me fais le coup je t'hara-kirite à mains nues). J'arriverai même une journée plus tôt question d'avoir en main tickets de métro, carte des rues, itinéraire jusqu'à l'hôtel et sandwich pour le dîner. Ne suis-je pas la meilleure des G.O. désorganisées et caractérielle?

En toute simplicité

Courriel à tous les employés reçu cet après-midi, en Hongrois bien sur.

Mon directeur d'étude m'en explique le contenu.

"Le 10 mars est un jours férié, mais comme le 15 mars est aussi un férié, le congé du 10 est reporté le 16, pour faire une fin de semaine de quatre jours."
Vérification rapide de calendrier.
"Ok, mais le 10, c'est un samedi. Ça veut dire qu'il faut rentrer travailler samedi prochain?"
"Le jour férié du 10 est reporté le 16 puisque jeudi le 15 est déjà férié, ça fait une fin de semaine de quatre jours. C'est le congé du samedi qui est reporté le vendredi suivant."
"Donc samedi qui vient tout le monde travaille?"
"Samedi, si le travail n'est pas essentiel ou si la date de remise n'est pas urgente, c'est possible de prendre congé."

Tout le monde à bien suivi? Je ne suis pas la seule à avoir compris que le congé de samedi se transporte le vendredi suivant, mais le travail le samedi n'est pas obligatoire à moins qu'il soit nécessaire?

Ben on est tous dans le champs. Si je ne rentre pas samedi prochain on me coupe une journée, à moins que je ne prenne une journée de congé (une de mes journée de vacances). Par contre, le vendredi suivant je suis libre de ne pas rentrer travailler sans perdre d'heures ni utiliser un congé.

(Je dis ça comme ça, mais ça n'aurait pas été plus simple de simplement nous donner la permission du Grand Boss pour prendre un congé vendredi le 16?)