Je devrais me lever tôt demain, j'ai du travail en retard qui commence à presser pas mal et ce ne serait pas un luxe de mettre une couple de vraies heures supplémentaires (i.e. de bon matin quand je suis productive, pas tard le soir quand je surfe sur internet avec un manque de motivation pour revenir vers mon linge sale en train de se composter sur le plancher de la chambre d'ami).
Je devrais me lever tôt mais je ne le ferai pas.
Je ne le ferai pas, parce que le cadran ne sonnera pas.
Le cadran ne sonnera pas parce que je ne l'aurai pas réglé, parce que l'heure flashe encore de la dernière fois où j'ai voulu être productive et faire une brassée de lavage pendant la préparation du souper - pouf! plus d'électricité, souper au resto obligé et vêtements mouillés oubliés dans la laveuse pendant 3 jours.
L'heure flashe encore parce que si je me donne la peine de régler l'heure, le braeker saute dans les 48 heures. C'est immanquable. D'ailleurs juste d'en avoir parlé, le breaker a sauté sur l'heure du souper - faites-moi penser de repartir ma laveuse voulez-vous?
Selon Kitty, j'ai mis le doigt sur la meilleure excuse pour ne pas se lever tôt le matin.
Selon moi, j'ai mis le doigt sur beaucoup plus précieux: ma logique implacable justifie de ne pas régler le cadran, de ne pas faire d'heures supp ET de ne pas faire le lavage!!
Qui dit mieux?
29 janvier 2007
La meilleure excuse
22 janvier 2007
49 réponses (à peu de choses près)
(Personne ne précise si c'est la liste des choses que je vais vraiment faire ou la liste des choses qui resteront à jamais sur la liste des choses à faire, je vous laisse faire le tri)
1- Aller visiter les enfants avec Kitty.
2- Visiter la Corse, la Sicile, la Croatie, la Bulgarie, la Thaïlande, l'Inde, la vie pack-sac au dos pour au moins 6 mois.
3- Me donner les moyens de, et vivre un an dans une région défavorisée, pour soigner ou pour enseigner ou pour mettre en place les institutions nécessaires à.
4- Convaincre Kitty que les sushis c'est bon, question de pouvoir en manger aussi souvent que du curry.
6- Faire des enfants et avoir le choix de pouvoir rester à la maison.
7- Faire du ski et de l'escalade dans les alpes. (Une fois, puis une autre, puis une autre,...)
1- Procrastiner
2- Argumenter
2- Séparer les différentes parties de ma vie (travail, famille, vie sociale, etc.)
2- La répartie
(et c'est là que je me rends compte que je ne parle pas tant que ça dans le fond)
2- No way.
3- Right.
5- But you just said it.
(Bon un bégin, c'est pas sérieux hein, ça veut pas dire que je passerais ma vie avec eux, c'est donc tout à fait normal que je soit hyper superficielle ici)
1- Al Pacino
2- Timothy Dalton
3- Gabriel Byrne
4- James Marsters
5- Paul Bettany
6- Stephane Archambault
7- Josh Lucas
(et on va faire semblant qu'on ne se rends pas compte que plus de la moitié viennent de Grande-Bretagne et/ou jouent un personnage à l'accent similaire.(Mais non Kitty, c'est pas juste pour ça que je suis avec toi))
19 janvier 2007
Bellzouzou a créé un monstre...
Je me suis jetée à l'eau et je suis allée chercher les infos où je savais qu'elles se terraient.
Merci Bellzouzou pour les explications codes et adresses à l'appui, ce fut très utile.
C'est mieux tout en bois de rose?
(J'ai un doute, mais ce n'est pas grave, maintenant je sais comment faire les changements!)
18 janvier 2007
Oh! Mais dites donc, on me pose des questions!!
Je n'eus pas cru que cela m'arrive à moi.
Figurez-vous que sans plaidoyer aucun (et sans me demander mon avis) on me refile un questionnaire ... deux fois plutôt qu'une!
J'ai la tête qui m'enfle du coup. Ça ne laisse pas beaucoup de place pour les réponses...
J'y reviendrai donc, bientôt bientôt.
Pour un avant goût des questions, on va chez Aglaé ou chez Melchior.
15 janvier 2007
Verdâtre...
Que ce soit dit, mon vert m'écoeurre.
Avis à qui sait comment s'intaller un joli template fait maison, ou juste comment changer la base de couleurs de celui-ci avant que j'en ais des relents de gastro...
Composition à thème.
Petitspetons, elle, a dit que c'est stupide de louer une voiture avec des pneus quatre-saisons un 21 décembre au Québec, mais elle a loué la voiture quand même. Ensuite, elle a attendu d'avoir dû voyager sous la pluie verglaçante, voyager dans une tempête de neige sur des petits chemins, pousser la voiture dans la cour de l'hôtel et laisser la voiture deux jours chez une copine avant de se décider à chicaner la compagnie de location fort fort et avoir une meilleure voiture avec de vrais pneus.
Nous sommes allés grimper avec Kitty qui regardait les murs d'un oeil par en dessous jusqu'à ce qu'on l'accroche par dessus et qu'il ne veuille plus descendre.
Puis nous sommes allés chez les parents Petons pour Noël et Kitty à reçu des patins et une gastro-entérite. Il a aussi beaucoup mangé au le souper et pendant le réveillon alors il y avait beaucoup de choses à l'intérieur pour l'entérite. Le jour de Noël, il ne faisait pas assez froid pour essayer les patins alors il a dormi. Le lendemain aussi.
Comme il n'y avait pas assez de neige nulle part, nous sommes allés dans la ville qui fabrique la neige. Là, Kitty s'est jetté dans le petit peu de neige qu'il y avait; sur une trippe, puis en ski, puis en snowboard. Il a surtout aimé le snowboard parce que Petitspetons n'en avait jamais fait et était moins bonne que lui. Elle s'est fait un gros bleu sur tout son corps et quand elle n'a plus pu tomber ni sur les genoux, ni sur les mains, ni sur les fesses sans avoir des envies de tempêter et de pleurer, elle a dit qu'il était l'heure de passer au Spa. Nous sommes restés dans le sauna pour qu'il fasse bien chaud et après Kitty a fait son brave et s'est mouillé au complet dans l'eau de la rivière. Petitspetons a dit qu'elle était assez rafraîchie avec de l'eau jusqu'au cheville. Nous avons passé trois heures nu pieds en maillot dans la neige. C'était assez pour se geler les pieds.
Pour la nouvelle année, nous avons conduit 2h45 pour aller fêter dans un bar. Kitty a dit que nous étions stupides de sortir à 6h pour faire la file dans la rue quand les portes ouvrent à 8h. Kitty a vu que quand on arrive à 7h15, la file est déjà trop longue pour qu'on en voit le bout. Une chance, nous avions envoyé d'autres gens dans la file avant nous alors nous sommes entrés dans les premiers. Kitty a dit que nous étions stupides de faire une file deux fois plus grosse que la grosseur du bar. Kitty n'a plus rien dit quand il a vu combien de gens étaient tassés serrés dans le bar (et qu'il a eu sa bière aussi). Il y avait de la musique et Kitty a chanté des paroles en anglais sur du Joe Dassin. Il y avait un appareil photo. Petitspetons jure qu'elle était fatiguée, pas saoule.
Quand nous sommes sortis à trois heures, il pleuvait a boire debout mais nous n'avions plus soif. Les trottoirs étaient bien gelés mais Kitty n'avait pas emporté ses patins. Nous avons marché jusqu'à l'hôtel avec Nannie qui restait avec nous. Nous étions mouillés quand nous sommes arrivés mais trop chauds pour prendre une douche.
Le lendemain, nous avons conduits 2h45 pour retourner d'où nous étions venus.
Ensuite Kitty ne voulait plus tomber dans la neige alors nous avons vu des gens et conduit longtemps dans la brume. Après, les vacances était finies, l'avion n'avait pas de place pour le dos et le bébé ne dormait pas.
C'est tout.
P.S. Carja va se plaindre que je n'ai pas parlé d'elle mais quand elle va voir les photos que Kitty a pris la journée que nous étions avec eux, elle va être contente.
12 janvier 2007
Un ours qui tousse en suçant son pouce
20 décembre 2006
Boldog Karácsonyi Ünnepeket és Sikeres Új Esztendőt
Elle est partie!
Pas encore mais presque.
Les valises sont bouclées, attachées avec du tape chirurgical tellement c'est paqueté serré. C'est un cas de "si bobettes oubliées, on va s'en passer."
Le dernier cadeau a été trouvé hier soir passé minuit.
Il neigeait à Laval cet après-midi.
Dans la maison de mes parents, la gastro règne.
Nous avons reçu DEUX dindes de 5lbs, cadeau du grand boss (et je dis wahuh???). La propriétaire m'a cru tombée du ciel quand je lui en ai donné une.
On part demain à 14h direction Budapest, l'avion part jeudi matin à 8h20.
J'ai eu envie de vous faire patienter jusqu'à mon retour, mais je vous le donne en cadeau de Noël.
C'est effectivement le cousin de Plus-tard (qui était en peluche, plus attrayant à première approche mais pas mal moins distrayant à long terme).
Il était dans le hall d'entrée depuis 8 ans, mais il s'est arraché la queue entre deux branches cet automne. Le nouveau vivarium est plus petit, mais mon grincheux aime bien la compagnie.
Un édit demain pour les voeux de Noël en Hongrois. J'ai cherché sur le net mais ça ne correspond pas à mon souvenir donc faudra attendre un peu.
17 décembre 2006
16 décembre 2006
C'était samedi dernier
Il fallait bein-sûr retourner magasiner.
Aller à Budapest avec Kitty signifie beaucoup de changements de voies réclamées à la dernière minute, beaucoup de directions données d'un "par-là" accompagné du bout du doigt ou d'un subtil tap tap dans la vitre passager et surtout, ma préférée, beaucoup de "personnellement, je serais tournée à gauche à la dernière intersection". Je suis une excellente navigatrice (!), et Kitty est incapable de se diriger seul dans Budapest s'il faut se rendre ailleurs qu'à l'aéroport.
Quand même, quelle chance de trouver stationnement à nos roues en moins de 15 minutes, sur Bàcsi Ut, juste en face de la Basilique. Kitty toujours prudent, trouve le tout trop facile et s'intérroge su le ruban blanc et bleu clamant Rendorség / Police au bord du trottoir. "Mais non chéri", que je lui dis, "c'est pour empêcher les gens de traverser la rue n'importe où, ils ont dû enlever la barrière habituelle pour quelque raison." Optimiste que je suis, je regarde les trois voitures derrières nous et ça me suffit pour décider que la nôtre est bien stationnée. Kitty est moins certain, je vous épargne mon speech "If you're not happy, move it NOW. If you don't move it now, I don't want to hear about it all day."
Cinq heures de magasinage plus im- que productif plus tard, tout le monde à compris qu'il n'y a plus de voiture au numéro que vous avez composé, sinon il n'y aurait pas d'histoire. Direction monsieur l'agent sur l'autre coin de rue parce qu'évidement, il n'y a pas non plus de numéro à composer pour retrouver l'auto.
- "Bocsànat, besél angolul?" (Aglaé, toi qui désirait des cours de Hongrois, voilà ma phrase fétiche: "Pardon, parlez-vous l'anglais?")
- "Nem, nem."
- "Huh..."
Langage des signes anglo-hongrois, nous avons cru comprendre que la voiture avait été remorquée dans les environs de Hero Square, un petit 40 minutes de marche sur Andràssy Utca quand ça va bien. Sans frais en plus, juste une punition d'ampoules aux pieds ou le prix d'un ticket de métro pour faire 6 stations.
Le résultat en haut de post. Budapest à Noël, c'est magnifique une fois la nuit tombée.
La raison de la mésaventure? Seuls les amateurs de sport l'auront deviné.
Samedi dernier avaient lieu les funérailles de la légende du football Ferenc Puskas, avec cortège funéraire de Hero Square à la Basilique où il devait être inhumé - et interdiction de stationner tout le long du trajet prévu pour le cortège.
14 décembre 2006
Feel Good post
Parce qu'il ne reste que trois journées de boulot avant de partir.
Parce que j'ai trouvé par un coup de chance monumental LE kit de Noël parfait, que je feel sexy en yable dedans, que je me trouve donc belle depuis que je l'ai essayé tantôt et que même maintenant en pyjama, il m'en reste un petit goût pas piqué des vers.
Parce que Kitty s'est même laissé habiller casual chic pis qu'il est beau mon homme.
Parce que CarJa a révélé ce que j'espère être mon cadeau de Noël sur son blog et que miam! (en passant Doudlie, je ne peux pas commenter chez vous?!?)
Parce qu'il ne me reste qu'un cadeau de Noël à trouver si seulement je pouvais me décider à emballer celui de ma Nanie, et que je ne suis ni écoeurée, ni stressée, ni paniquée, ni paranoïaque.
Parce que je me sens comme une petite fille devant le père Noël de savoir que Chroniques Blondes est déjà au moins une fois passée par ici (c'est mon Star System à moi).
08 décembre 2006
État des choses
Terminée jusqu'au 1er Janvier 2007, reste 8 jours de vacances à planifier /organiser /réserver.
État neigeux du Québec:
Tranquillement pas vite, ça l'air de vouloir s'en venir...
État du magasinage de Noël:
Ait jeté l'éponge et accepté de faire une partie de mes cadeaux par internet.
Ait en même temps 36 compléments de cadeaux à la traîne sur la table du salon, inutiles en soi.
État de l'emballage cadeau (Se décrirait mieux photo à l'appui, mais):
État des valises:
Étes-vous fous? Avant de commencer à penser à faire les valises, faudrait déjà faire le lavage question d'avoir du linge propre à mettre dedans....
07 décembre 2006
Un record!
Mais le record, ce n'est pas ça. Le record c'est que:
La toute première chanson de Noël a été entendue ce matin, 07 décembre, à 9h07 exactement.
Et même pas une vieille version pourrie, non, Jingle Bells version Jazz et je vous jure que la fille s'y croyait!
Édit de 11h50 (ça devient une habitude):
La chanson de la secondevient de changer...
Je croirais rêver, Lady-die est-ce que c'est ton homme qui se donne en spectacle de la sorte?????
05 décembre 2006
Rendue!
Parceque je suis en plein délire organisationnel de 18 jours de vacances dans un Québec qui refuse toujours de se recouvrir de neige, ce qui non seulement me rend pas du monde mais qui en plus me coupe l'inspiration artistique, permettez moi de vous faire cadeau de cette petite note recyclée.
En primeur, le tout tout premier email écrit en provenance de Hongrie il y a déjà 20 mois hier.
Je vous mets en situation.
Le 3 janvier 2005, je retournais travailler chez mon ancien employeur à Montréal pour une période d'entrainement limitée avant transfert en Hongrie pour une période de deux ans.
Fin mai, l'état des choses pour obtenir les papiers nécessaires laissait présager un départ en juin ou peut-être même juillet.
Le 30 mars, on m'annonçait que je devais partir le 4 avril, en tant que consultante faute d'avoir mon visa de travail.
J'avais à ma disposition l'appartement de la compagnie à partager avec un collègue Québecois de 15 ans mon aîné que j'avais rencontré trois jours lors de ma première visite - à mon arrivée, il venait tout juste de partir pour sa semaine de vacances mensuelle auprès de sa famille - et le boss de mon boss pour me fournir le transport soir et matin.
J'ai passé mes trois derniers jours au Québec à vider en panique le sous-sol que je louais au frère d'une amie, trier ce qui devais s'en retourner chez mes parents, ce qui s'en allait chez la dite amie faute de place dans ma voiture et ce que j'emportais avec moi, dire au revoir à l'intérêt masculin du moment et aller voir une dernière fois ma famille, leur laisser ma voiture et la moitié de ma vie avec une dernière embrassade.
Ce qui suit est le premier email envoyé à mes copines à mon arrivée. La chronique du lundi en Hongrie a durée quelques mois avant que je ne me décide à ouvrir un blog. Si vous êtes bavard, j'essaierai de vous retrouver les autres.
6Avril 2005
Allo les cocottes et le cocotier (je pourrais dire le coco aussi!),
je suis finalement arrivée, après un espèce de 21 heures hors du temps, où l'on voulait me nourrir à des heures impossibles et me faire dormir quand le soleil était au zénith. Je dois dire que les Brittish ont du génie (et je ne dis pas ça pour Schroeder), leur aéroport est l'un des mieux foutu que j'ai vu, si bien que j'ai réussi à dormir (le p'tit masque pour cacher les quenoeils fourni dans l'avion a aidé beaucoup) sur une chaise de plage de 10h30 a 15h en plein Heathrow sans paniquer pour mes baggages à mains, qui soit dit en passant n'ont même pas fait l'objet d'un petit coup d'oeil croche en passant parce que le sac était trop gros et beaucoup trop lourd.
Donc, arrivée à Budapest plutôt zen pour une fille qui ne savait pas qui venait la chercher ni quand. J'ai pris le taxi comme une grande jusqu'à mon hôtel où je me suis prise une chambre comme une grande, où j'ai pris un bain de littéralement 3 heures avant de me décider à me laver et aller me coucher.
Budapest sous le soleil, mes enfant, n'a rien à voir avec les photos que j'ai pu vous montrer de mon premier séjour en février. Même si les édifices ont l'air d'avoir passé au feu hiver comme été, ce sont les petits jardins qui font la devanture, et tout le charme. Je n'ai pas eu beaucoup de temps, à peine une couple d'heures mardi matin, avant de prendre la route de Veszprém, mais pas en taxi cette fois!
Et voilà, après la fatigue, après l'émerveillement, j'en suis rendue à la panique, comme vous pouvez bien vous en douter. Rien ne sert de mentir, je démentirai bien une fois habituée, mais pour le moment je me demande bien ce qui s'est passé dans ma petite tête pour avoir voulu m'en venir ici. Parle pas la langue, connais pas la bouffe, je donnerais n'importe quoi pour que mon co-loc soit là cette semaine, mais non, monsieur a foutu le camp voir la femme et les enfants, au Québec (!!) Toute seule avec un frigo vide, j'ai peur d'aller faire l'épicerie (ceux qui ont de la mémoire et de l'observation se souviendront que je stressais a l'idée de prendre l'autobus de ville a T-R, rien de nouveau donc à moi qui ai la chienne pour un rien. Donnez moi un parachute et une falaise, je saute, demandez-moi d'aller faire l'épicerie, je capote!).
J'ai hâte à demain, hâte à dimanche, hâte à mercredi, j'ai même presque hâte que Bob arrive! (il arrive dimanche avec la moitié de la planète JOB, pour une petite semaine) Est-ce que j'aurai hâte au jour d'après pendant deux ans ?
Nannie, j'ai promis à MonBoy que je t'enverrais voir le show en fin de semaine, donc vendredi ou samedi, si tu veux aller lui donner le bec que je devais lui donner avant de partir...
Minou, soit pas jaloux, c'est pour moi qu'elle le fait! J'aurais voulu te voir avant de partir, mais à moins que tu ne restes jusqu'à fin mai début juin, ça me surprendrais que l'on se voit d'ici Noël ou dans deux ans.
Lady-die, ma puce, je ne sais pas ce que j'aurais fait sans toi en fin de semaine. Merci beaucoup beaucoup!
Et puis, je ne sais pas si vous le savez, mais j'ai maintenant 4 photos de chacun de vous, grâce à Lady-die, et je joue à la patience tous les jours avec vous.
Je vous serre tous plein fort, je vous embrasse tout plein fin et je vous aime tout plein...plein.
Donnez-moi des nouvelles, ça fait passer mon temps que de vous lire!
Édit de 21h30:
Quand Kitty traduit la page avec Gou*gle language tool, la lettre commence comme ceci:
Hello casseroles and the coconut,...
Je pense que je préfère cette version là!
29 novembre 2006
Car il neige dans ma tête
Ici, j'ai le problème inverse. Les préparatifs sont tellement discrets que j'en oublie que le temps passe et qu'il ne me reste que 22 jours avant de prendre l'avion pour le Québec
Pas de musique de Noël dans les grande surfaces.
Pas de maisons décorées dans le village.
Pas d'heures d'ouvertures allongées dans les magasins.
Pas de neige non plus, ce qui provoque une grande confusion dans mon petit cerveau (il semble que je serais confuse au Québec quand même, cette année toute la neige a migré vers Vancouver!).
Mais quand même un nombre toujours décroissant de jours pour terminer mon magasinage des fêtes, et un Kitty qui déteste magasiner.
Le voyage a failli être un fiasco complet.
Je sais que le dimanche, tout est fermé. J'ai oublié que le samedi, tout ferme à 14h.
Nous sommes arrivée à Budapest à 12h45, dans le trafic, sans place de stationnement disponible. À 13h15, une fois stationnés, j'ai eu bien envie de refuser de sortir de l'auto. What's the point?
The point, c'est ça:
Travaux en tout genre sur place
Et des anges de patiences pour nourrir les estomac affamés
J'ai (un peu) frustré Kitty en prenant la dernière photo. Il n'aime pas trop quand je réussi d'un click la photo qu'il tente de prendre depuis 15 minutes. Pour en voir d'autre, c'est sur HungaryMonster.
Surprise!
Derrière la Basilique du côté Pest, tout le square s'est transformé en une grosse foire qui restera pour tout le mois de Décembre avec un roulement constant d'artisants en tout genre. Ça sent bon le porc rôti, les saucisses, le râgu. Dans un coin, une petite scène où les musiciens en tout genre se succèdent. Mes coups de coeur? Le confectionneur de marionnettes (si Esteban était un peu plus vieux!), la papetrie de papier maison, les décorations d'arbre de Noël fait à partir de clémentines et de limes. L'atmosphère pas pressée des gens qui y sont pour passer un moment agréable, tellement à l'opposé de l'atmosphère habituelle d'un centre d'achat à moins d'un mois de Noël. Le joueur de verres d'eau et sa foule dans un coin.
Presque 5 heures de magasinage sans plaintes de la part de Kitty, avec une seule pause strudel dans un petit café en retrait de Vací utca (prononcez Vatci utsa, à la hongroise).
Il me manque encore plein de choses pour Noël. Je me demande si je saurais convaincre Kitty d'y retourner??
28 novembre 2006
Considération
Ça ressemble déjà à l'été ici et les longues routes de campagnes appellent mon motocycliste de chum.
À peine dix minutes plus tard, j'ai le Grand Boss dans mon bureau.
- Kitty me demande d'emprunter 1.500 000 de HUF pour s'acheter une moto...
Le croyez-vous qu'il était vraiment sérieux?
Quand même, puisque d'autres contretemps ont fait que le prêt n'est jamais arrivé, peut-être qu'il ne cherchait qu'une raison de dire non...
Octobre 2006.
Kitty est en congrès pour la semaine mais il a son cellulaire avec lui.
Le Grand Boss passe dans mon bureau.
- J'aurais besoin que Kitty vienne faire une démonstration à un client à Munich fin novembre...
J'ai tellement envie de rire à ce moment-là, mais je ne sais pas si c'est une blague ou pas!
Novembre 2006
Le voyage est prévu pour la fin de cette semaine. Six heures de route jeudi, couché à l'hôtel, présentation au client le matin et retour en fin de journée.
- J'ai fait les réservations pour Munich. L'hôtel est tout près du centre. Veux-tu que Petitspetons vienne avec nous?
Le Grand Boss m'offre une journée de congé sans raison.
Mais! Il prends soin de vérifier d'abord que Kitty ne préférerait pas y aller sans moi.
Il va falloir m'expliquer comment a Hongrie peut avoir une histoire autant chargée de guerres. Ils me semblent à moi complètement dévoués à éviter les conflits, même au sein de la vie familiale de leurs employés!
27 novembre 2006
Heureuse de se sentir bêbête
Je me suis dépêchée à publier le texte pour avoir un aide mémoire, puis j'ai arrêté de mettre mon blog en signature ailleurs parce que je trouvais que ce n'était quand même pas la meilleure première impression - déjà, un petit signe que je n'étais pas complètement à l'aise avec ma décision.
En ce moment, j'avoue que j'hésite à tout effacer... mais il paraît qu'il faut s'assumer dans la vie!
Paraît que pour changer d'idée, il faut déjà réussir à en avoir eu deux de suite et que c'est une preuve d'intelligence. Envoye donc.
23 novembre 2006
Longue distance
DRRING! DRRRING!
- Oui allo?
- ...
À l'autre bout de la ligne, on n'entend que la respiration difficile et on ne peut que deviner les larmes qui coulent silentieusement, la gorge trop serrée par l'émotion pour laisser échapper le moindre son.
- Oh, non... Poussinette, qu'est-ce qui se passe?
Le son d'une voix qui s'inquiète, c'est tout ce qu'il faut pour que la cascade de sanglots déferle en gros bouillon. On ne peut que laisser couler et attendre l'accalmie, en répétant :
- Respire, respire ma belle, tout doux.
Et puis, entre deux inspirations laborieuses, avoué tout bas comme un secret qu'on ne voudrait pas donner mais qui pèse trop lourd pour soi :
- ...c'est fini ...
- ...Pauvre puce, je suis désolée... Qu'est-ce qui s'est passé?
Et les mots finissent toujours par trouver leur chemin au travers des gorges serrées. Les coups de sangs se hurlent, le désespoir se pleure, l'incompréhension se questionne, se fouille, s'éclaircit. L'histoire se raconte, prends son sens, devient tangible.
Et l'autre voix encourage, se taît, s'insurge, calme.
- Cocotte, peux-tu m'attendre une couple d'heures?
- Pourquoi? Tu étais occupée quand j'ai appelé? Je m'excuse, t'aurais du le dire!
- Non, non, pas du tout. C'est juste que j'embarque dans mon auto là. Je m'en viens.
**********
Il y a des moments où la distance paraît vraiment longue, parce qu'elle empêche tant de choses. Elle rends les silences embarassés alors qu'ils se voudraient respectueux, si seulement on pouvait les accompagner d'un regard qui comprends. Elle provoque des mots inutile et inadéquats là où une embrassade aurait bien mieux fait les choses. Elle coupe le contact dans les moments les plus durs, quand il n'y a rien à dire et aucune façon de le faire. Elle fait disparaître le réconfort, le remplace par de la simple consolation. Elle absorbe le language non-dit à en confondre la lucidité avec le déni.
Et aussi, elle empêche de voir le demi sourire aux yeux pleins d'eau qui prouverait sans nul doute qu'on va s'en sortir malgré tout.
Il y a des jours, maudit que je me trouve loin.
17 novembre 2006
Le coeur gros et l'écume aux lèvres
C'est salutaire l'air pur. La marche aussi, ça aide à dépomper. J'étais en cr*ss, me voilà en beau maudit (pour les non-initiés, le fait d'être suffisament calme pour articuler plus de deux syllabes est un signe certain d'un calme relatif. Disons que j'ai arrêté de trembler et je respire normalement en ce moment.)
Je passe rapidement sur l'effet ressenti à recevoir une claque en pleine face et se faire marcher sur la tête en simultané, je risquerais trop de repogner les nerfs. Je ne dirais que ceci: se faire annoncer sans cérémonie que puisque l'on habite loin et que Frère Ainé sera abscent pour Noël, il a été décidé que nous n'aurions pas voix au chapitre des décisions prises au sujet du-dit Noël en famille (HELLO??!? Je vais être présente moi, et Kitty aussi! C'est juste 800$ de billet d'avion qu'on dépense pour passer les fêtes au Québec, c'est pas comme si on le fesait par manque d'options intéressantes ailleurs!), ça passe déjà mal. Quand on se fait rajouter deux lignes plus bas "(T'aimes pas l'idée de l'échange de cadeaux,) ça veux dire que tu ne participes pas?"... CQFD.
Chez mes parents, Noël en famille ce sont 4-5 petites heures volées à la nuit du réveillon. Une messe de minuit à minuit, un réveillon de petites bouchées sans avoir vraiment faim, des échanges de cadeaux qui nous tiennent réveillée jusqu'à pas d'heure.
Chacun donne, chacun reçoit, la famille immédiate entre eux; les gendres et belles-soeurs des parents et de leur chéri.
Cette année? Oh non, cette année on fait ça short and sweet, une échange de cadeau "ouverte" i.e. un cadeau qui peut plaire à tout le monde et chacun pige l'emballage de son choix sous le sapin. Les arguments pour? Je ne doute pas qu'il y en ait pleins. Notamment ça coûte moins cher de même et c'est moins long à magasiner.
Outre le fait que cette décision ait été prise - sans m'en parler - depuis le 23 Octobre (on est le 17 NOVEMBRE, poeple, commence à être temps que je sois mise au courant!!!) je trouve l'idée absolument dénuée d'intérêt famillial.
Dites-le moi si je suis la dernière désillusionnée de la planète qui se force encore le c*l pour acheter des cadeaux qui veulent dire quelque chose pour la personne à qui ils sont destinés. Dites-le moi si je suis la seule à être incapable de trouver une idée vraiment intéressante et personnelle quand ça doit plaire autant à ma mère qu'à mon beau-frère et qui trouve la chose vraiment ridicule quand je pense à Kitty qui devrait réussir le même exploit sans jamais avoir rencontré un seul membre de ma famille. Dites-le moi si je suis la seule qui ne ressent aucun feeling particulier à donner un set de couteaux à fromage ou une chandelle parfumée - et qui en ressent encore moins à les recevoir.
C'est le genre d'échanges qui se fait au travail ou quand, dans un même party, sont réunnies 25 personnes qui se voient moins de trois fois par années. Et ça peut être drôle, quand on en espère rien parce que qui dans le groupe pourrait savoir ce qui nous ferait vraiment plaisir?
Sauf que des échanges du genre, j'en ai déjà suffisament. Sauf que pour moi, les membres de ma familles ont plus de valeur que ça et j'ose espérer que je les connais suffisament pourêtre capable de faire mieux qu'une bouilloire en forme de grenouille quand arrive une occasion d'offrir. Des cadeaux qui ne veulent rien dire, choisis pour la blague instantanée ou pour leur capacité à être cachés dans une armoire pour le reste de l'année et sitôt oublié, j'en achète suffisament et j'en reçoit trop. Le sous-sol de mes parents est plein de gogosses et de bidules reçus alors que je n'avais pas d'intérêt à les apporter en Hongrie.
Alors non, je ne participerai pas, parce que pour moi ça ne veut rien dire. Et tant qu'à économiser sur les frais du Temps des Fêtes, aussi bien ne pas acheter des cadeaux qui ne me font pas plaisir. Sauf qu'il faudrait être vraiment con pour espérer que je passe mon Noël à faire le spectateur dans ma propre famille et que je force Kitty à faire de même.
J'angoissais justement sur l'impossibilité de passer des Fêtes avec une minimale tranquilité d'esprit alors que mon chum et ma famille sont en continuel no cominicado. Voilà le problème réglé et sans remords. Cette année, Kitty et moi passeront Noël dans un conté de fée canadien, un petit shack en bois rond, peau d'ours et feu de foyer. Ça va me couter un bras, mais c'est pas comme si j'avais autant de cadeaux de Noël que d'habitude à acheter!!
